Ode verte

Pas de cadavre dans les placards, ici. Non. Une dépouille qui demeure, dans un équilibre précaire. Pas question de se baigner. Pas encore. Il fait beau. Les verts sont un peu plus éclatants. Ils font mine de célébrer le soleil, mais ils ont un coin de pluie, un ciel gris qui peuple leurs esprits. Il va pleuvoir. Ce n’est plus qu’une question d’heures. Les couleurs … Continuer de lire Ode verte

Jusque-là…

Il ne pleut plus. Comme ça, d’un coup. La pluie a cessé, sans prévenir. Je m’étais habitué à sa présence. Bien sûr, elle avait « tapé l’incruste » ! Ah ça pour s’incruster, pour traverser, pour atteindre les articulations, pour mouiller, chapeau ! La pluie… »L’en avait tant que je ne savais pas, ne savais plus » comment faire sécher mes tenues. Et de dégouliner sur le carrelage. De … Continuer de lire Jusque-là…

Linge

Passe par plusieurs états. Doux, propre, sale. Passe et repassé. En pince pour des petites créatures de bois, ou de plastique, qui l’agitent d’une coquine façon. Le soleil ou le vent ne sont qu’un prétexte. S’agiter en ayant l’impression de flotter, sentir bon le sable chaud ; mais surtout, jouir d’une suspension qui ne prive pas…   Continuer de lire Linge

Lafond s’en mêle encore…

« …Moi je crois qu’un matin, un matin, la fenêtre va s’ouvrir et le soleil va rentrer dans ce vestiaire… » Oui, assurément. Les incantations de Lafond, cette intuition exacerbée et son esprit critique- toujours dirigé contre les mêmes…-sont un régal. Le tout ponctué de ses inspirations puissantes, qui font se gonfler la chemise, bras croisés devant la poitrine, comme un coq prêt à en découdre. Juste … Continuer de lire Lafond s’en mêle encore…

Des vêtements et des plafonds !

  Si la photo ne le montre pas,  la vie de Rekalde, en contrebas, est emplie, remplie, avec ces conversations qui vont bon train- sous l’autoroute- un volume sonore remarquable. Pas très fort,  mais juste un peu au-dessus d’une graduation française moyenne ! Entre le papy, droit comme un « i », le ventre bombé sous son impeccable tee-shirt blanc. L’air un peu martial, même, pour balancer … Continuer de lire Des vêtements et des plafonds !

Samedimerci!

Du covoiturage depuis le Pays Basque. Ambiance agréable et détendue, dés le matin. La conductrice, une « cousine » de l’enseignement, avec des convictions et un bel atavisme…Deux jeunes femmes discrètes et sociables. A Toulouse, « le tour du monde » de la cité des Violettes; de Ramonville à Jean Jaurès- bon présage!- puis Aéroconstellation, Andromède – jolie sirène sauvé par Persée… Un moment d’amitié; ici une pépite du … Continuer de lire Samedimerci!

Instantanés sur la Côte Basque

Mercredi d’avril bien entamé. Soleil et vent; couple premier en cette journée. Le bord de mer en coup(l)e. Femmes par deux, lunettes de soleil, pareilles. Mère-fils, un portable au bout des doigts de l’enfant, comme dans un entre-deux…Deux jeunes femmes en maillot de bain, en terrasse, et un couple qui ronchonne, dedans « la tenue, c’est une histoire d’éducation, moi…patati-patata ». Deux mines réjouies par la gourmandise, … Continuer de lire Instantanés sur la Côte Basque

Italie 11 France 40 en terrasse de café à Bordeaux

Sous un gentil soleil de Mars. Ils sont trois jeunes hommes. Attablés, en terrasse, un verre de bière posés devant. Un quatrième, papa récent, les rejoints, transportant sa petite fille dans une poussette. Ils sont installés confortablement. De leur emplacement, ils regardent le match projeté sur deux écrans à l’intérieur. Ils ont fait le meilleur choix. Un pied dehors, un dedans. Un œil sur le … Continuer de lire Italie 11 France 40 en terrasse de café à Bordeaux

« Un café et deux pigeons, Garçon* »

Alors, il faisait beau, et j’étais de bonne humeur. Pensez-donc, la gare de Bayonne. En plein sommeil…euh, en plein soleil, un mardi de Février! Comme j’étais de bonne humeur, pas pressé, j’ai commandé un café, et demandé les toilettes…Las, pour les toilettes il faut sortir. Dehors, il y a une porte pour fermer, qui ne ferme pas. Mais il faut aller dehors. Enfin sortir du … Continuer de lire « Un café et deux pigeons, Garçon* »