Le masque (2)

Semaine quatre. Peu d’évolution. Tous les matins, aprés ma douche. Un selfie. Pas un selfie pour partager avec d’autres, comme tant de crétins. Des fois ou ils ne se rappelleraient plus de ma tronche. Ou façon « Martine », à la neige, à la plage, dans la cuisine, au sortir de la douche, avant de se coucher, en train de boire le café, de manger une glace…L’art … Continuer de lire Le masque (2)

Le masque

…Pour l’instant, ça ne se voit pas. C’est la troisième semaine, maintenant. Enfin, depuis que je m’en suis rendu compte…J’ai voulu traîter ça méthodiquement. Est-ce-que le port du masque est la cause de tout cela ?…La première semaine, discrètement, j’ai patienté pour ne pas m’endormir le premier. Ensuite, je remettais le masque. Peut-être pas toute la nuit, mais quelques heures. Et je crois que ça … Continuer de lire Le masque

J’ai mal à ma famille du Rugby

Ils sont ma famille. Et pourtant, je suis d’une famille réduite. Celle des liens du sang. Un cercle restreint. Non pas un cercle. Une ellipse. Avec très peu de monde, à l’intérieur. Parce que je ne peux pas recevoir de tous. Parce que je ne peux pas donner beaucoup à beaucoup de personnes…Oui, je sais, on pourrait en discuter. Mais pas aujourd’hui ! Et puis, … Continuer de lire J’ai mal à ma famille du Rugby

Promesses d’Hiver à Pontarlier

Le froid est devenu le sujet de conversation, à Pontarlier. Il a fait froid, à la mi-septembre, mais depuis, non. Il pleut. Le ciel se rapproche des terres. Le décor n’est pas encore monté, mais il est prêt. Une bande grise dans le ciel, qui joue à cache-cache. Quelques arcs-en ciel, cette dernière quinzaine. Une facétie de montagnards. Des qui aiment la peinture et les … Continuer de lire Promesses d’Hiver à Pontarlier

Lepréfetadit

C’est le mot. Le grade en vogue. La fonction du moment. Le représentant de l’Etat. Un fonctionnaire haut, issu le plus souvent de l’ENA. Une fonction créée par Bonaparte en 1800. Le choix du titre retenu, du latin « praefectus », placé à la tête de, traduit l’autorité que l’on entend conférer aux tenants de cette nouvelle fonction, par référence à la Rome Antique. Préfet ; le … Continuer de lire Lepréfetadit

Sarah Lund

Je n’ai pas de téléviseur. Ça rend con. J’en suis certain, mais je ne saurai pas le prouver. A quoi bon du reste ?… Je maîtrise tout de même mes pulsions. C’est-à-dire que je peux entrer dans une habitation avec téléviseur, sans tout détruire, emporté par une (saine?!) rage d’anti…Je peux me conformer. M’asseoir, regarder l’objetquicommande, et passer pour un être tout à fait civilisé. … Continuer de lire Sarah Lund

…Viennoiserie

Non, je ne suis pas en Autriche. Vienne…Même sans valse, c’est bon. Mais dans le Haut-Doubs, à Pontarlier. Accroché à mes idées, mes images. Accroché, mais pas vraiment aux mots. J’ai déjà commencé à me renier. Pas courageux pour un sou. Un samedi matin ou je pénétrai dans la boulangerie, pâtisserie, salon de thé, s’il vous plaît. Avec l’aplomb d’un sudiste. Un qui se croirait … Continuer de lire …Viennoiserie

Indécent

A la dernière page du quotidien du sport, ce samedi. Un écrit. Disposé comme un poème, un dialogue Une traduction de l’anglais, certainement. Un texte vague, comme une rencontre d’aprés-confinement. Mal écrit. Vide de sens. Des mots passés dans des cylindres, mécaniquement. Des cuves. De l’inox qui ne doit pas laisser ni garder de trace. Quelques grammes de plantes. Un secret dont n’aurait pas voulu … Continuer de lire Indécent

Des hortensias aux gentianes

Une diagonale végétale. Des kilomètres pour vérifier la mondialisation. Sur les cartons d’emballage, des voyages, des cargos évoqués. Plus vraiment des « bateaux aux ventres alourdis ». Non, plutôt des navires chargés de boîtes bien rangées. Des boîtes de couleur, en métal. De quoi effrayer tous les poissons qui se hasarderaient à lever le nez ! De l’entrepôt ou je fouille les cartons, j’oscille entre des mots … Continuer de lire Des hortensias aux gentianes