Prolongation

Doucement. L’idée se construit. Le corps se modèle. La chair trahit. Le tissu adipeux décide de s’émanciper; ce traître. Caché une partie de l’année. Il s’est affranchi du reste du corps. Bande à part, c’est sa règle. Bande…Si peu. On est passé des « rugissants » aux « hurlants ». Mais ça hurle à l’intérieur. La voix ne porte plus guère. Le rayon d’action commence à rayonner de moins … Continuer de lire Prolongation

Refaire le chemin à l’envers

Juillet 2019 Au bord de l’état français. De l’autre côté de la Bidasoa. Deux ss , dont un qui a coulé durant la traversée. Les préposés, derrière leur table avec écrans, évidemment. Des empreintes, des documents pour prouver que l’on vient d’une contrée. D’autres documents pour entrer dans l’autre contrée. Sans trop d’encombres. De l’informatique, de la bureautique, du connectique. Et « el veintitres » scandé à … Continuer de lire Refaire le chemin à l’envers

Conversations passées

Les conversations fournissent un sujet inépuisable. Le temps qu’il fait, qui manque, qu’il reste. Les voisin, les autres, la famille…Ces échanges débutant parfois par « onmadit », jeteledisàtoi » sont tour à tour chaleureux, cruels, délicieux, excessifs, lapidaires, ordinaires. Là, ce dimanche, comme je circulais dans l’ancienne Aquitaine, jusque vers la Dordogne, me vinrent en mémoire ces conversations disparues. Carrément éliminées. Recouvertes de sédiments scientifiques, appelés « géolocalisations ». On … Continuer de lire Conversations passées

Elle, Lui

Ils posent. Meurtris dans leur chair. Ils portent les stigmates de leur présence. Un samedi aprés-midi à Bordeaux. Un mardi matin à Biarritz, prés de la Grande Plage. Une jeune fille de 18 ans touchée en plein visage, peut-on lire, ici. Un garçon de 26 ans qui ne sait plus ramasser un objet au sol, de sa main droite. Un samedi aprés-midi, de grisaille et … Continuer de lire Elle, Lui

J’écris pas peu…

Faut pas croire. J’écris. Oui. Mais je montre pas tout. Sinon, on va me piquer mes mots. Et là…Donc j’écris caché. J’écris couché. J’écris assis. J’écris. Pas avec une craie qui crisse. Et provoque des frissons, comme si l’on m’ôtait l’épiderme. J’écris. Sans encre. Sans ratures. Je ne vaux même plus quelque gifle perdue, lorsqu’à ces surcharges s’ajoutaient des tâches d’encre. Ces gifles, qui venaient … Continuer de lire J’écris pas peu…

Donapaleu* , Hondarribia*

Ce vendredi dix Août, le marché de Saint-Palais ne bat pas son plein. Peut-être la braderie de ce soir… Il y a du monde, des commentaires : « il faudra qu’on paye aussi à Dax…moi, je n’y suis pas allé cette année ». Le prix des Fêtes. Le prix du coût. Le coup du prix à payer. Que l’on nous fait, tous les jours, en douce, en … Continuer de lire Donapaleu* , Hondarribia*

« Je ne suis pas d’accord… »

Les aéroports, comme les gares, constituent un lieu d’exploration sans pareil. La chaleur, l’annonce scandée en permanence à Montparnasse « en raison d’une panne électrique survenue le 27 juillet… ». A la fin, la voix féminine nous indique qu’il vaut mieux décaler son départ, que l’achat sera remboursable dans une période de 60 jours. Du marteau-piqueur en prime, pour sortir de la torpeur. De la bouftance, partout … Continuer de lire « Je ne suis pas d’accord… »

Un beau matin

C’est à Zumaia. En Guipuzcoa. Une station balnéaire. Zuloaga y séjournait. Zuloaga, un artiste peintre. Du côté des nationalistes…Peut-être eut-il fallu qu’il s’assît sur l’autre banc. Pour changer son regard sur le cours des choses, le cœur des femmes, des hommes. Peut-être. Sûrement  que ces deux bancs pourraient être occupés par des enfants ou des parents. Chacun ayant le choix de faire face à l’océan, … Continuer de lire Un beau matin

Rugby ; dernier samedi d’avril

Avril. Célèbre pour ses couleurs. Vertes, ici. Peut-être pour cela que les gens d’Hego Euskadi se sentent proches des Irlandais. En tous cas, question « vert », on peut le disputer au monde entier. Tous les verts. Tous sont là. Absinthe, amande, anis, bouteille, épinard, poireau, pomme… J’en passe. Pas forcément un vert issu du jaune et du bleu. Non, un vert de végétaux arrosés et sans … Continuer de lire Rugby ; dernier samedi d’avril

Le ruissellement (2)

  Partout en Europe, le présent est incertain. Sans doute le sel de la vie, le piment… Le futur, lui, celui des ex-salariés, ouvriers, employés, file à allure constante dans l’aléatoire. Un aléatoire contrôlé, programmé. Un aléatoire qui nous lamine, doucement. Régulièrement. Inéluctablement. Une idée, une mise en pratique qui ne dit pas son nom, ne montre pas son jeu. Une voie engagée par Balladur. … Continuer de lire Le ruissellement (2)