P…..de mai

Et ça traîne, en longueur. Avec des pauses en milieu de semaine. Des dates, des fêtes qu’on sait plus à la fin, s’il faut s’en réjouir ou pas…Des incitations à battre le pavé. Mais le pavé se fait rare. Versatile même. Lancé désormais par le policier ! Du soleil. Un faux air de dilettante. Des lunettes de soleil. Du chapeau, des vêtements légers. Le sprint … Continuer de lire P…..de mai

…la pluie

J’aime plus la pluie qui s’enfuit. Enfin, non, si, j’aime la pluie. Mais elle me fait faux-bond. Les gouttes ne tournent plus rond. Drue, plutôt, la pluie. Mais spasmodique. Sans consistance, vraiment. En réaction. Pas dans l’agir. Je voudrais une pluie qui dure. Ruisselant, dégoulinant. La goutte qui traverse, insidieusement, dans la région du cou. L’humidité qui cause une petite tâche rouge, de froideur assassine. … Continuer de lire …la pluie

Défilé

Je me défile. Pas de muguet, pas de manifestation. Même pas d’humeur. Sensible à la cause des gilets jaunes, hostile à ceux qui vont avec le courant réactionnaire. Le rassemblement syndical, prés de la Nive ce matin, ne m’a pas attiré. Je suis passé. Je n’ai pas envie de battre le pavé avec des gens qui voient l’âge de la retraite reculer, sans sourciller, avec … Continuer de lire Défilé

Foire

Je suis allé à la Foire au jambon. C’est un joli pays. Avec des  maisons colorées. Plutôt élancées. Tout le contraire des morphotypes locaux, en somme. Surtout à l’intérieur des terres. Les couleurs majoritaires, sont le rouge et le vert. C’est moins bien que sur le quai Chaho, je trouve. Parce que l’on a autant d’esprit que d’appétit, à Bayonne, on a écrit sur les … Continuer de lire Foire

Ode verte

Pas de cadavre dans les placards, ici. Non. Une dépouille qui demeure, dans un équilibre précaire. Pas question de se baigner. Pas encore. Il fait beau. Les verts sont un peu plus éclatants. Ils font mine de célébrer le soleil, mais ils ont un coin de pluie, un ciel gris qui peuple leurs esprits. Il va pleuvoir. Ce n’est plus qu’une question d’heures. Les couleurs … Continuer de lire Ode verte

Bayonne, Biarritz (1)

Jeudi soir, y’a rugby. Sans Couderc (il ne me manque pas vraiment). Léo Ferré* aurait plus de mal à s’en accommoder. Donc jeudi, y ‘a rugby. Le jeudi : un sacré coquin, celui-là. En 1972, la journée libérée des enfants est passée du jeudi au mercredi. Conséquence d’un arrêté du ministre de l’éducation, Olivier Guichard-non, pas celui qui chante « mon vieux » !-qui a supprimé les … Continuer de lire Bayonne, Biarritz (1)

Conversations passées

Les conversations fournissent un sujet inépuisable. Le temps qu’il fait, qui manque, qu’il reste. Les voisin, les autres, la famille…Ces échanges débutant parfois par « onmadit », jeteledisàtoi » sont tour à tour chaleureux, cruels, délicieux, excessifs, lapidaires, ordinaires. Là, ce dimanche, comme je circulais dans l’ancienne Aquitaine, jusque vers la Dordogne, me vinrent en mémoire ces conversations disparues. Carrément éliminées. Recouvertes de sédiments scientifiques, appelés « géolocalisations ». On … Continuer de lire Conversations passées

Conversations…

Là, là tout de suite, la discussion n’est pas entre douceur humide ou froid sec. Non, ç’aurait été trop simple. Douceur humide, couleurs  vertes au Pays Basque, tout ça, ça y est, vous vous remémorez ?!… Ce froid que l’on ne connaît pas et qui nous va si bien, parce qu’au moins les microbes, et c’est plus sain, et patati…Non, cette question fondamentale, maintes fois … Continuer de lire Conversations…

Piquets…

De la végétation. Oui. Mariée de force au béton. Assignée à résidence. Pour agrémenter la place. Abriter les rêveries de promeneurs, pas forcément solitaires. Pour donner une idée de « toit », différent de celui de l’autoroute toute proche. Des corps noués. Noueux. Entortillés. Des créatures qui ne voient même pas l’autobus passer. Ou aprés coup. De la végétation. Figée dans la ville. Pour jalonner la place. Des … Continuer de lire Piquets…