La violence de la vérité

Quelques jours plus loin. Un attentat à Strasbourg. Des victimes, des morts. Un assassin en fuite. Le porte-parole du gouvernement, omniprésent actuellement. Ce matin, à la télévision. “Je leur dis : il y a de la colère qui s’est exprimée, elle a été entendue, nous y avons répondu. Alors ce que nous vous demandons, c’est, en responsabilité, d’être raisonnables samedi, de ne pas aller manifester”. … Continuer de lire La violence de la vérité

La vérité de la violence

Une séquence violente. Une de plus. Un moment pré-fabriqué, mettant en scène le locataire de l’Elysée. Homme-tronc. Figé dans sa posture. Avants-bras, mains posées sur le bureau. A plat. Un monologue court. Les yeux sur le prompteur. Très peu d’humains dans la pièce. Le moins possible. Un exercice quasi-solitaire, quand l’orateur est censé s’adresser à des millions de personnes. L’intransigeance, face aux violences provoquées. La … Continuer de lire La vérité de la violence

Samedi 15 décembre

J’aimerais pas vivre ce samedi, comme le précédent. « Scotché » au téléviseur. Avec une chaîne d’information en continu. Un canal de confiscation. Confiscation de la parole, de la revendication, du spontané, du vivant. Des témoins professionnels qui photographient, tendent les micros, filment. D’ autres témoins professionnels qui filment ceux qui filment. Des caméras installées en hauteur. Comme pour des retransmissions d’événements sportifs. Du travail bien fait. … Continuer de lire Samedi 15 décembre

« …mais le silence d’or »

Le porte-parole du gouvernement. Une mine de talents, à lui tout seul. Il est « sûr que le président de la République saura retrouver le chemin du cœur des Français, les toucher au cœur et parler à leur cœur ».  Comment peut-on dire de telles choses ? Nous prendre par les sentiments, comme un bonimenteur. Quel manque de respect, de pudeur. Une violence supplémentaire. Heureusement, le cœur n’est … Continuer de lire « …mais le silence d’or »

A genoux

L’image va faire le tour. Le buzz, comme on dit. Une position basse, de soumission. Ici des lycéens, face, ou plutôt contraints par les forces de l’ordre. « Fort avec les faibles ». Le personnel politique, dont celui qui incarne le pouvoir dans ce pays, connaît cette posture. C’est celle adoptée, face à la monnaie unique, aux banques, aux laboratoires pharmaceutiques, aux grands groupes internationaux, aux représentants … Continuer de lire A genoux

Cela fait des années…

…Et la Cinquième République nous fatigue. En parlant poliment. Le mythe de l’homme providentiel aussi. Un côté exaspérant, même. Depuis le général, vaincu plusieurs fois, triomphant à d’autres moments, secoué en 1968 et désavoué en 1969. Celui qui nous a laissés un musée en tuyaux.  Le monsieur qui venait jouer de l’accordéon pour animer les petits-déjeuners et faire « peuple ». Puis l’avocat élu sur un programme … Continuer de lire Cela fait des années…

Prescription du matin

A écouter, un peu, pas du tout, beaucoup, en boucle…Peu importe. Après, avant le café, le café au lait, le chocolat, le thé de Ceylan ou d’ailleurs… En trempant des biscottes, façon Jean Gabin dans « la cage aux folles », en picorant des céréales, en s’envoyant un bol de lait chaud, froid… En attaquant par un demi, un verre de vin, un joint…Peu importe. C’était pas … Continuer de lire Prescription du matin

Violentes paroles du porte-parole

La violence, montrée en boucle. Les violences qu’ils ne sauraient tolérer. Les « casseurs » qui s’en prennent aux symboles  de la république… C’est sidérant cette aversion de la violence, de la colère des autres. De ceux qui comptent (leurs petits sous) dont ils souhaitent qu’ils ne comptent pas ( leurs voix), comme en 2005, à propos de cette Europe libérale, dont nous ne voulons pas. Leurs … Continuer de lire Violentes paroles du porte-parole

Le sapin

Ceux qui gouvernent (suite) : Ils vont encore une fois en faire des caisses…Des caisses en bois, comme leur langue. Avec leur mots polis et rabotés. Leurs mots sournois. Leur langage d’initiés. Des mots comme ces mines de crayon, terriblement pointues. Des pointes redoutables pour nous piquer, nous crever. Même et surtout à travers les écrans de télévision. Leurs chiffres ne valent pas mieux. Ils … Continuer de lire Le sapin

Dégueuler, dégobiller, gerber, rendre, vomir…

Les gilets jaunes tenus de déclarer à la Préfecture leur action. Les sans-chemises, qu’ils ont du mal à cerner. A comprendre. Les gilets de détresse, que l’on met en cas de panne, d’incident, d’accident. Pour se mettre à l’écart. Pour ne pas gêner. Pour demeurer encore en vie, un peu, tout en se décalant. Déclassés. Dépassés. Comme on arrive plus à « prendre sa place dans … Continuer de lire Dégueuler, dégobiller, gerber, rendre, vomir…