Ça déborde

De l’eau chargée de colère et de souffrances, de ras-le-bol. Le débat, oui, le grand débat. Le locataire de l’Elysée en deux coups de cuillère à pot, en Province. Une fois au Nord, une fois au Sud. Des conversations avec des maires. Des paroles qui s’envolent. Déjà. Des formules, faussement « peuple » aprés un « pognon de dingue », « open bar »…Du familier branché. Une entourloupe de plus. D’un … Continuer de lire Ça déborde

Les plumes

Et ces limites qui nous « protègent ». Ces cloisons, ces portes, ces murs, ces parois. Ces bornes. Ces enclos. Des mouvements, des pensées, des paroles contenues. Avalées, tues. Des gestes retenus. Et cette envie d’aller s’y frotter. D’aller les chercher. Ces limites. De les dépasser. Quitte à y laisser un peu de soi-même. A la fin chacun choisira son camp. Celui des barrières hérissées de barbelés, … Continuer de lire Les plumes

Faits d’hiver cette fin de semaine

Le porte-parole a vu sa porte d’entrée, fracassée. Il demande une condamnation très sévère, pour cela. Il distingue les bons manifestants, qui n’arrivent pas à joindre « les deux extrémités » des autres, violents. Il parle d’ultra-violence, aprés l’ultra-droite, l’ultra-gauche. Le porte-parole continue son exercice quotidien, ou peu s’en faut. Il évoque « une capitulation ». « Un esprit munichois »…Celui qui vit Daladier applaudi, à son retour en France, aprés … Continuer de lire Faits d’hiver cette fin de semaine

Janvier !!!

J’ai envie de crier. De gueuler à la façon de Jean Gabin, dans la traversée de Paris. Pas seulement pour le plaisir du volume sonore. Non. Pour me réjouir d’un visage, d’une mine inquiète, défaite, prête à tout accepter. Comme De Funés, débarrassé de convoyeurs devenus encombrants. Très encombrants. Janvier, Jaaaaannnnnvvviiiiiiiiiiiiiiiier !!! Je n’ai pas envie de discuter. Je n’ai pas envie que l’on m’indique, … Continuer de lire Janvier !!!

Après l’entretien de Raphaël Enthoven dans la presse quotidienne régionale

Question :  « N’a-t-on pas assisté à un dialogue de sourds ? Au choc entre deux surdités ? Réponse :  « Face-à-face deux surdités en chiens de faïence ! D’un côté, le pouvoir dont la surdité consiste à répondre froidement par la technique à ce qui relève d’un cri du cœur. Ce qui est viscéral est irréfutable. En se situant sur un terrain technique, le pouvoir s’expose … Continuer de lire Après l’entretien de Raphaël Enthoven dans la presse quotidienne régionale

La violence de la vérité

Quelques jours plus loin. Un attentat à Strasbourg. Des victimes, des morts. Un assassin en fuite. Le porte-parole du gouvernement, omniprésent actuellement. Ce matin, à la télévision. “Je leur dis : il y a de la colère qui s’est exprimée, elle a été entendue, nous y avons répondu. Alors ce que nous vous demandons, c’est, en responsabilité, d’être raisonnables samedi, de ne pas aller manifester”. … Continuer de lire La violence de la vérité

La vérité de la violence

Une séquence violente. Une de plus. Un moment pré-fabriqué, mettant en scène le locataire de l’Elysée. Homme-tronc. Figé dans sa posture. Avants-bras, mains posées sur le bureau. A plat. Un monologue court. Les yeux sur le prompteur. Très peu d’humains dans la pièce. Le moins possible. Un exercice quasi-solitaire, quand l’orateur est censé s’adresser à des millions de personnes. L’intransigeance, face aux violences provoquées. La … Continuer de lire La vérité de la violence

Samedi 15 décembre

J’aimerais pas vivre ce samedi, comme le précédent. « Scotché » au téléviseur. Avec une chaîne d’information en continu. Un canal de confiscation. Confiscation de la parole, de la revendication, du spontané, du vivant. Des témoins professionnels qui photographient, tendent les micros, filment. D’ autres témoins professionnels qui filment ceux qui filment. Des caméras installées en hauteur. Comme pour des retransmissions d’événements sportifs. Du travail bien fait. … Continuer de lire Samedi 15 décembre

Cela fait des années…

…Et la Cinquième République nous fatigue. En parlant poliment. Le mythe de l’homme providentiel aussi. Un côté exaspérant, même. Depuis le général, vaincu plusieurs fois, triomphant à d’autres moments, secoué en 1968 et désavoué en 1969. Celui qui nous a laissés un musée en tuyaux.  Le monsieur qui venait jouer de l’accordéon pour animer les petits-déjeuners et faire « peuple ». Puis l’avocat élu sur un programme … Continuer de lire Cela fait des années…

Dégueuler, dégobiller, gerber, rendre, vomir…

Les gilets jaunes tenus de déclarer à la Préfecture leur action. Les sans-chemises, qu’ils ont du mal à cerner. A comprendre. Les gilets de détresse, que l’on met en cas de panne, d’incident, d’accident. Pour se mettre à l’écart. Pour ne pas gêner. Pour demeurer encore en vie, un peu, tout en se décalant. Déclassés. Dépassés. Comme on arrive plus à « prendre sa place dans … Continuer de lire Dégueuler, dégobiller, gerber, rendre, vomir…