Dégueuler, dégobiller, gerber, rendre, vomir…

Les gilets jaunes tenus de déclarer à la Préfecture leur action. Les sans-chemises, qu’ils ont du mal à cerner. A comprendre. Les gilets de détresse, que l’on met en cas de panne, d’incident, d’accident. Pour se mettre à l’écart. Pour ne pas gêner. Pour demeurer encore en vie, un peu, tout en se décalant. Déclassés. Dépassés. Comme on arrive plus à « prendre sa place dans … Continuer de lire Dégueuler, dégobiller, gerber, rendre, vomir…

Comme « ils » parlent, à France Culture, ce matin et ailleurs…

Son sourire s’entend clairement. Professionnel. Alliot-Marie était remarquable dans ce domaine. Une façon de sourire, sans à propos. Même pour dire une méchanceté. Pour désarmer une critique. Ce sourire-politique. Travaillé, pas poli. Comme une inspiration avant de s’élancer. Peut-être même un procédé, destiné à faciliter une recherche active. Parfois, les yeux qui montent, dans une posture de voltige aérienne. Pour aller chercher dans le passé, … Continuer de lire Comme « ils » parlent, à France Culture, ce matin et ailleurs…

Place du Général de Gaulle, Saint-Palais

Il n’est pas forcément content, le Général. Place éponyme à Saint-Palais. Oui. Place éponyme, bien pour l’ego. De ceux qui restent, surtout. Deux salons de coiffure. Même avec la mention « styliste » ou « visagiste », ces lieux ne font jamais vibrer les dégarnis. Une agence de travail temporaire; le travail, c’est tellement cher, qu’on le distribue en tranches pas toutes épaisses! Un restaurant, douce halte sous les … Continuer de lire Place du Général de Gaulle, Saint-Palais

« Je ne suis pas d’accord… »

Les aéroports, comme les gares, constituent un lieu d’exploration sans pareil. La chaleur, l’annonce scandée en permanence à Montparnasse « en raison d’une panne électrique survenue le 27 juillet… ». A la fin, la voix féminine nous indique qu’il vaut mieux décaler son départ, que l’achat sera remboursable dans une période de 60 jours. Du marteau-piqueur en prime, pour sortir de la torpeur. De la bouftance, partout … Continuer de lire « Je ne suis pas d’accord… »

Étrange étranger

Je suis dans l’Essonne. Même pour quelques heures, j’ai besoin d’adresser la parole à d’autres. Chaque fois, l’on me fait répéter. J’avais pris soin de vérifier avant, pas de « chocolatine », surtout pas…Je m’en suis d’ailleurs très bien sorti, en demandant un croissant. Mais je voulais aussi des fruits et des journaux. Pour les fruits, l’on me fait répéter, finalement je montre avec le doigt. J’ai, … Continuer de lire Étrange étranger

Printemps

C’est parti, du moins officiellement. C’est parti, oui, mais ça n’avance pas …Il pleut. Le jour, la nuit. De l’eau, dont on nous dit qu’on manquera, déjà. Pourtant, ici, l’on pourrait en remplir, des bassines, des cuves, des citernes, des puits…Remplir des puits. Remplir des puits, de pluie. Une ribambelle de puits, pour arroser toutes les cultures du Monde. Des réserves d’eau pour supporter la … Continuer de lire Printemps

Abrazo

…Et l’étreinte vient. Forcément fusionnelle. De s’être longtemps retenus. D’une célébration, tout à la fois d’attente et de crispations, de délivrance et de joie, de bras qui s’étaient oubliés – ce qui est facilement compréhensible s’agissant de nos ancêtres… Nous avons l’avantage d’avoir pris notre destin, à bras-le-corps. D’un William Webb Ellis, « avec un parfait mépris pour les règles de football, tel que joué à … Continuer de lire Abrazo

Le monde à l’envers

Bien fait pour ces salauds de pauvres. Ces retraités à 1500 balles qui sont riches à crever et qui d’ailleurs vont en crever. Tout ce peuple de laborieux, qui se voulaient heureux, pour finir d’aller « se la couler douce » dans des maisons de retraite. « Des maisons de retraite », aprés « des maisons de joie », « des maisons closes ». Des maisons de joie, closes. Forcloses. « Depuis environ 25 … Continuer de lire Le monde à l’envers

L’impôrapluie…

Le pire est certain. Ils sont en manque d’idées. Ils choisissent des choses compliquées. Taxer les téléphones, les ordinateurs, les écrans mobiles.  Et quand ils s’éloignent de leur axiome de base…Ils déclinent. L’axiome de base ?!  « Il faut prendre l’argent là ou il se trouve, chez les pauvres. D’accord ils n’en ont pas beaucoup, mais ils sont si nombreux. » Ces braves gouvernants. Ils essaient de … Continuer de lire L’impôrapluie…

Le ministre 01 sur France Culture

« Je vais peut-être vous surprendre, Alain Finkielkraut, mais Johnny Halliday, c’est quoi ?…Je le cite d’ailleurs dans mon livre… » Du discours politique. A l’école du Nicolas petit. Un art consommé de poser des questions, non, de s’interroger, pour mieux faire valoir les réponses préparées. Apprises. Prêtes à « éclairer » la pensée. Une façon de se valoriser. De biaiser. Ce cher Alain Finkielkraut qui reçoit, ce matin, … Continuer de lire Le ministre 01 sur France Culture