C’est parti !

Ça y est, c’est parti. Il pleut. De l’Euskadi, dans le texte. De l’eau qui dégouline. Qui ne lâche pas l’affaire. Les fenêtres offertes. Criblées de gouttelettes. Les pneumatiques qui roulent en faisant du bruit. De l’eau, d’en-haut. De l’eau, en-bas. De l’eau. Les couillons qui viendront plus tard… »Qu’est-ce-que c’est vert ! »…Ça pour être vert, c’est plutôt bien parti. Faut dire que l’arrosage automatique est … Continuer de lire C’est parti !

Animaux dedans

C’est l’hiver. Il ne fait pourtant pas froid, ici. C’est quand même l’hiver. Les animaux sont rentrés. Il y a bien deux ou trois troupeaux de moutons, dehors encore. Une grosse tête d’épingle sur laquelle on aurait collé des cheveux de laine. Le tout posé sur une toile verte, un peu abrupte. Avant Hiribehere, les vaches, depuis leur quartier d’hiver, regardent passer les voitures. Elles … Continuer de lire Animaux dedans

Bide* movie ; Saint-Palais, Itxassou

De jolies départementales qu’on enfile en regardant devant et sur les côtés. Des moutons. Les plus nombreux. Épars, en grappes, guidés par un beltz*-ici le noir vaut des dizaines de blancs- des vaches, des chevaux. Par ordre décroissant de population. Les ovins sont accompagnés par des pâtres en quad, avec un casque de bicyclette -pour la version « enfants »- ou par un bipède qui marche devant. … Continuer de lire Bide* movie ; Saint-Palais, Itxassou

Uhart-Mixe vers Uhart-Cize

Sur la départementale 933. D’un Uhart- étymologiquement « entre les eaux »- à l’autre. Des pays, à l’intérieur de la Basse-Navarre. De Mixe, « capitale » Saint-Palais et de Cize, « capitale » Donibane Garazi. Une belle route. Des troupeaux rassemblés, les vaches qui donneront de la viande sur la hauteur. Les moutons en conciliabule à Uhart-Mixe. En dépassant le village, le cimetière parfaitement délimité. La haie, ici, n’est pas celle … Continuer de lire Uhart-Mixe vers Uhart-Cize

Les grues…(1 &2)

…Sont entrées dans Saint-Palais. Cela donne un vacarme désagréable entre trois heures et neuf heures du matin. Ça grince, ça couine, le même cri qui se répète, amplifié. Des heures durant.Dans la brume, ici, une sorte de musique lancinante venue des cieux, qui ne dit pas son nom. Du mouvement que l’on devine, sans apercevoir les oiseaux proches. La vie est mal faîte, me direz-vous. … Continuer de lire Les grues…(1 &2)

Donostiako arbola…

Au Pays Basque, comme ailleurs…les places sont chères. Nous voulons continuer d’entrer dans les villes et les centre-ville, en automobile. Mais le stationnement augmente singulièrement les frais. Mais ici, c’est comme ailleurs…différemment. L’on parque les quatre roues, les deux roues, les trois roues. La grande roue, là-haut. L’on parque, dans des emplacements peints en blanc, en bleu- comme les couleurs de la Real Sociedad. Normal. … Continuer de lire Donostiako arbola…

Le platane

  Il est une invitation. Une terrasse. Un lieu ombragé. L’établissement éponyme qui jouit de sa présence doit embrasser ses racines, chaque jour. Il fait la douceur et la fraîcheur, le platane. Il surpasse les vibrations et le bruit des gros camions ou des engins agricoles traversant Saint-Palais. Il est un havre. Un véritable havre de paix. Une pause-déjeuner comme on dit maintenant, et un … Continuer de lire Le platane

Souffleuse et coquille

Saint- Palais. Les chemins de Saint-Jacques qui se rejoignent. Le bel espace, le très bel espace « Chemins Bideak ». Au commencement de la route de Gibraltar. Toute une incitation en un mot. Une destination. De nouveaux horizons. La souffleuse sévit, ce matin encore. Faut dire que l’esthétique est conforme à celle des pèlerins. Un équipement, comme un sac à dos, un voyage Place du Général de … Continuer de lire Souffleuse et coquille

Les chemins

Ici, les chemins se retrouvent. Ils sont descendus vers le Sud. Sans forcément s’attendre. Chacun pour soi. A son rythme. Avec son lot de paysages, ses flots de marcheurs. Marqués de matricules différents, 654, 655, 65. Des itinéraires qui se  connaissent depuis des siècles mais feignent de s’ignorer. Chacun bruissant des pas de l’autre. Des paroles de pèlerins. De langues variées et de langages différents. … Continuer de lire Les chemins

Mauléonspadrilles

Le quinze août. Il fait chaud. Du monde sur les allées de Soule, coquettes. Des marchands. De nourriture, salée, sucrée. D’aspect sain. Goûteux. Le genre de moment qui vous fait prendre conscience de l’agriculture. Du travail (bien fait) des humains qui façonnent la Terre. Vous donne encore plus d’empathie pour tous les agriculteurs. Vous fait soupirer, en pensant à  ces travailleurs de labourage et de … Continuer de lire Mauléonspadrilles