Mauléonspadrilles

Le quinze août. Il fait chaud. Du monde sur les allées de Soule, coquettes. Des marchands. De nourriture, salée, sucrée. D’aspect sain. Goûteux. Le genre de moment qui vous fait prendre conscience de l’agriculture. Du travail (bien fait) des humains qui façonnent la Terre. Vous donne encore plus d’empathie pour tous les agriculteurs. Vous fait soupirer, en pensant à  ces travailleurs de labourage et de … Continuer de lire Mauléonspadrilles

Donapaleu* , Hondarribia*

Ce vendredi dix Août, le marché de Saint-Palais ne bat pas son plein. Peut-être la braderie de ce soir… Il y a du monde, des commentaires : « il faudra qu’on paye aussi à Dax…moi, je n’y suis pas allé cette année ». Le prix des Fêtes. Le prix du coût. Le coup du prix à payer. Que l’on nous fait, tous les jours, en douce, en … Continuer de lire Donapaleu* , Hondarribia*

Basque balade (2)

…Et quitter Saint-Palais pour s’en aller : Beyrie sur Joyeuse. Le soir, vingt-deux heures passées. Le fronton place libre n’a pas trouvé preneur. Un peu plus loin profitant de l’éclairage, des hommes jouent à la pétanque. Pas tout à fait un sport basque. Le ciel nuageux, débordé par tous ces conflits déjà évoqués n’a pas tiré son rideau. Comme pour répondre à la demande de petits … Continuer de lire Basque balade (2)

Basque balade

A Lacarre, le fronton est en bord de route. Un fronton « place libre », sans murs latéraux . Les joueurs s’échauffent. Une fin de journée orageuse. On a installé des bancs, sur le côté gauche. Des spectateurs assis tournent le dos aux voitures. C’est du sérieux. C’est l’été, un été plus capricieux que jamais. La pluie qui veut occuper le temps, les journées, comme une obstinée. … Continuer de lire Basque balade

Le triomphe modeste

Elle est revenue. Une illusion de chaleur, la nécessité impérieuse d’aller se baigner, se mouiller, se tremper et puis…La délivrance. Elle est revenue, sans crier gare. Doucement dans la nuit. Discrètement. Laissant glisser ses doigts sur les fenêtres, pour dire sa présence, sans vouloir s’imposer. Un débit léger, puis avec l’assurance, plus loquace, volubile même. Elle est revenue. J’ai dû contenir les parapluies impudiques, en … Continuer de lire Le triomphe modeste

« Jamais content »…

29 degrés. Les plages bondées, ce dimanche. Pas moyen de se trouver un petit carré de sable dans l’après-midi. Du sable chaud- à priori sans légionnaire !- qui fait marcher sur la pointe des pieds, comme ces dames avec les chaussures à l’intérieur. Une démarche sinueuse, pour passer entre les seins nus, vêtus, bronzés, affalés, rebelles, beaux… Moi, je regarde. Bon, j’évite de rester prostré, … Continuer de lire « Jamais content »…

Le spectacle de la rue

Elle se tient à la gouttière. Son bras gauche tendu. L’air de presque rien. Du vomi prés de ses pieds. Un groupe de collégiens passe. Ça chahute, on se poursuit. Les garçons taquinent les filles. On rit. Les garçons courent plus vite. Poursuivis qu’ils sont, pour l’instant. Viendra le moment ou il leur faudra courir, eux aussi. Pour entrer en contact. Sans geste brusque, sans … Continuer de lire Le spectacle de la rue

La pluie fait des croquettes*…

  Il pleut. Mais on reste dehors. Sous la bâche. Bien organisés. Une table ronde haute. Pour héberger nos flacons de houblon. Quelques verres de « tinto », aussi. Il en faut pour tous les goûts. Il pleut. On se serre. Le mètre carré, partagé. Un peu de promiscuité, un peu de moiteur, des conversations en français, ponctuée en castellano, deux ou trois mots en euskera…Bilbao. « Il … Continuer de lire La pluie fait des croquettes*…

Piquets…

De la végétation. Oui. Mariée de force au béton. Assignée à résidence. Pour agrémenter la place. Abriter les rêveries de promeneurs, pas forcément solitaires. Pour donner une idée de « toit », différent de celui de l’autoroute toute proche. Des corps noués. Noueux. Entortillés. Des créatures qui ne voient même pas l’autobus passer. Ou aprés coup. De la végétation. Figée dans la ville. Pour jalonner la place. Des … Continuer de lire Piquets…

Le G3

Ils sont arrivés, conviés à Bilbao en toute discrétion. Il y avait le Soleil. Décontracté, chevelure flamboyante, jean et chaussures de sport, chemise blanche déboutonnée, veste en lin. Tenue d’été. Lunettes de soleil. Beau comme un astre. Une véritable attraction, comme il entrait dans l’hôtel Carlton. La réception en émoi, le personnel de service, se poussant du coude pour le voir, l’apercevoir… Le Ciel, ensuite. … Continuer de lire Le G3