Solitudes

Solitude, oh que oui…Ça existe. Ça vient de connaître une hausse vertigineuse sur toutes les places. Mais on en parle pas encore. Elle est là, pourtant. Un sourire figé. Des mains fines, de longs doigts soigneusement manucurés. Sans couleur. Sous couvert de l’autre créature, celle vêtue de noir, celle qui siffle la fin. Elles sont liées. Une forte estime réciproque. Elle sourit. Sans discontinuer. Elle … Continuer de lire Solitudes

Bois au Pays Basque…

Des camions, des véhicules de transport de bois. Avec des remorques, souvent en deux parties. Des rondins, rangés dans la largeur. Dans la longueur. A croire qu’ils ont découpé toutes les forêts du Pays Basque. Ou qu’il s’agit de chauffer la planète. Un grand feu de joie pour perturber le ….virus. Peut-être que les aizkolari ne connaissent pas le chômage. Du bois, donc. Dont on … Continuer de lire Bois au Pays Basque…

Le Monsieur te dit (6)

L’écran venait de sonner ; un appel, comme une sirène qui allait crescendo et provoquait au bout de dix minutes, l’arrivée des forces de police. Myriam appuya sur la télécommande. Monsieur Gata apparaissait souriant à l’écran. « -Une bonne nouvelle, mon Petit ? fit-il dans un sourire, si vous voulez bien m’en dire deux mots -J’ai, comme vous  le savez, Monsieur, un entretien demain. -Vous vous … Continuer de lire Le Monsieur te dit (6)

1936, cinéma y España…

En sortant de l’Atalante, aprés avoir expédié la « lettre à Franco »… Passent les « viva la muerte » ;  tout un programme !!! Comme une « fin » frénétiquement scandée, la hâte d’un au-delà, si heureux, si doux… Cette perspective de tolérance, de bienveillance, de lumière, dans une ambiance feutrée peuplée de hiérarques. Les mêmes. Ceux de toujours ; deux mille ans et plus de présence. D’ancienneté. Celle qui … Continuer de lire 1936, cinéma y España…

Prolongation

Doucement. L’idée se construit. Le corps se modèle. La chair trahit. Le tissu adipeux décide de s’émanciper; ce traître. Caché une partie de l’année. Il s’est affranchi du reste du corps. Bande à part, c’est sa règle. Bande…Si peu. On est passé des « rugissants » aux « hurlants ». Mais ça hurle à l’intérieur. La voix ne porte plus guère. Le rayon d’action commence à rayonner de moins … Continuer de lire Prolongation

Iraila, bi kostuen

Des canards se précipitent prés du port, à Gernika. Des poissons aussi. Apparement, ils se partagent le territoire sans se quereller. Au bout de l’estuaire, ou pas loin du commencement. Enfin, ça dépend si l’on considère la chose, côté « canard » ou « côté  « poisson ». Les fêtes d’Errenteria sont passées. Les bateaux d’Elantxobe et d’ailleurs aussi. Les joies de l’effort, les bras en cadence pour exciper le … Continuer de lire Iraila, bi kostuen

Refaire le chemin à l’envers

Juillet 2019 Au bord de l’état français. De l’autre côté de la Bidasoa. Deux ss , dont un qui a coulé durant la traversée. Les préposés, derrière leur table avec écrans, évidemment. Des empreintes, des documents pour prouver que l’on vient d’une contrée. D’autres documents pour entrer dans l’autre contrée. Sans trop d’encombres. De l’informatique, de la bureautique, du connectique. Et « el veintitres » scandé à … Continuer de lire Refaire le chemin à l’envers

Le cheval du monsieur

      Il est arrivé, à pieds. Tranquillement. Avec des chaussures de marche. Un pantalon court, une chemise bleue ciel. Des chaussettes montantes. Un scout ; version adulte. Hâlé par tant de jours au soleil. Le sac à dos bien rempli. Il était midi, un peu dépassé. Il s’est mis à échanger, très vite, avec deux personnes. Finalement. Il a accepté. Non, pas lui, … Continuer de lire Le cheval du monsieur

Lettre ouverte à Delphine Gleize*

Moi, c’était hier. Un jeudi gris à Bayonne. A l’Atalante, face à l’Adour. Vous m’aviez semé, déjà, à Saint-Palais, à Garazi ; que des dates qui ne me convenaient pas. Et puis, « Beau joueur », mercredi, jeudi à Bayonne. Jeudi, très bon pour moi. Quelques démarches administratives le matin, un crochet par Itxassou, puis l’heure du film. Un peu en avance. Mais pas trop. Pas comme … Continuer de lire Lettre ouverte à Delphine Gleize*

…de boire

Je me concentre pour essayer de me rappeler. C’est pas facile. Après s’il faut prendre un chien, un animal de compagnie, une femme pour « se modérer », « remonter la pente »… »recouvrer ma dignité » qu’ils me disent ces connards. Ma dignité. Je leur fous dans le cul ma dignité. Jusqu’au bout de ma dignité. Ça oui… Je me concentre…Ça fait plus d’une demie-heure que je ne bois pas. … Continuer de lire …de boire