Comme « ils » parlent, à France Culture, ce matin et ailleurs…

Son sourire s’entend clairement. Professionnel. Alliot-Marie était remarquable dans ce domaine. Une façon de sourire, sans à propos. Même pour dire une méchanceté. Pour désarmer une critique. Ce sourire-politique. Travaillé, pas poli. Comme une inspiration avant de s’élancer. Peut-être même un procédé, destiné à faciliter une recherche active. Parfois, les yeux qui montent, dans une posture de voltige aérienne. Pour aller chercher dans le passé, … Continuer de lire Comme « ils » parlent, à France Culture, ce matin et ailleurs…

L’itinérance mémorielle, la Grande guerre et la vraie vie

Le 30 mai 1917 Verdun 6 novembre 2018 Charleville-Mézières 7 novembre 2018 Léonie chérie J’ai confié cette dernière lettre à des mains amies en espérant qu’elle t’arrive un jour afin que tu saches la vérité et parce que je veux aujourd’hui témoigner de l’horreur de cette guerre. Quand nous sommes arrivés ici, la plaine était magnifique. Aujourd’hui, les rives de l’Aisne ressemblent au pays de … Continuer de lire L’itinérance mémorielle, la Grande guerre et la vraie vie

Rugby, armistice et boutonnière

La « fenêtre » de novembre. Une période de matches internationaux de rugby. Ceux de l’hémisphère Sud viennent en vadrouille, ici. L’occasion d’évoquer une participation commune à quatre ans de malheur. Sous la tyrannie d’incapables. Nous, nous allons là-bas, en juin, à une date soigneusement choisie pour priver les champions de France d’un moment de partage avec les leurs. Pensez-donc !!! Mais restons en Novembre. Il ne … Continuer de lire Rugby, armistice et boutonnière

Une semaine en Novembre

Une semaine de veille du onze novembre. D’itinérance. Si j’avais une semaine, à perdre haleine, j’aurais évité les Ardennes. Ou plutôt, oui, mais cap sur Charleville Mézières. Et pas ailleurs. Sûrement pas. Charleville. Point. De la poésie aux armes. Du port Ardennais jusque vers Marseille,  Chypre, l’Afrique, ailleurs…Plusieurs ailleurs, d’ailleurs . « Des armes et des mots c´est pareil Ça tue pareil II faut tuer l´intelligence … Continuer de lire Une semaine en Novembre

La guenon, le singe et les …

« Une jeune guenon cueillit Une noix dans sa coque verte ; Elle y porte la dent, fait la grimace… ah ! Certes, Dit-elle, ma mère mentit Quand elle m’assura que les noix étaient bonnes. Des coquilles brisées… Puis, croyez aux discours de ces vieilles personnes Qui trompent la jeunesse ! Au diable soit le fruit ! » « Elle jette la noix. Un singe la ramasse, » Des … Continuer de lire La guenon, le singe et les …

Au Pays Basque, on a des idées…

De plus en plus. Beaucoup d’idées. Tant et tellement. Un centre commercial, une association de promotion du gâteau basque, une agence de communication. Un air de recherche scientifique puisqu’il a fallu élaborer une sonde gonflée à l’hélium pour expédier le gâteau basque à la crème. Je pense que la crème des créateurs, communicants, marchands feraient bien de garder ses idées. Modestement. Égoïstement. Cela me ferait … Continuer de lire Au Pays Basque, on a des idées…

Les soufflistes

Ce ne sont pas des soufistes, adeptes d’un mysticisme de l’Islam. Pas des sophistes, non plus. Quoique leur éloquence est sans pareille. A vous couper le souffle. Et du souffle, ils en ont, les soufflistes de Saint-Palais. Il faut les voir, en habits verts, leur appareil dans le dos, à l’instar des pèlerins qui passent leur chemin ici. Et la magie hurlante s’opère. Les feuilles … Continuer de lire Les soufflistes

Les grues…(1 &2)

…Sont entrées dans Saint-Palais. Cela donne un vacarme désagréable entre trois heures et neuf heures du matin. Ça grince, ça couine, le même cri qui se répète, amplifié. Des heures durant.Dans la brume, ici, une sorte de musique lancinante venue des cieux, qui ne dit pas son nom. Du mouvement que l’on devine, sans apercevoir les oiseaux proches. La vie est mal faîte, me direz-vous. … Continuer de lire Les grues…(1 &2)

Rendez-vous

Ils ont rendez-vous. Ils le savent. Les épis verts, très verts, puis jaunes. Ces tiges qui ont bu, beaucoup, et qui se montrent desséchées en Octobre. Tous et toutes les autres y sont passés. Les gros engins rôdent. Des « convois agricoles » qui se dandinent sur les départementales. Leurs chauffeurs haut-perchés dominant le monde et les terres. Là, quelques parcelles demeurent encore le cheveu ébouriffé, la … Continuer de lire Rendez-vous

Aznazemmour

« […] Parce que le prénom arménien choisi par sa mère était trop compliqué, l’infirmière de la maternité l’avait changé en Charles. « J’aimerais la rencontrer pour la remercier », disait-il. Il avait même coupé son nom d’origine Aznavourian. Le grand footballeur français des années 1950 avait fait de même, écourtant son patronyme polonais Kopaszewski en Kopa. L’assimilation avait des règles qu’aucun immigré ne refusait au nom d’une … Continuer de lire Aznazemmour