Pluie, café et cie…

Il pleut. Il y a du vent aussi. Il pleut. Du crachin, des averses qui cinglent, un peu de grêle aussi. Les précipitations varient. Les parapluies se dressent. Affichent leurs ridicules limites aussi, avec leurs baleines chavirées par le vent. Les conversations de ce vendredi matin évoquent le sort du Biarritz-Olympique. « Et il prend celle des cinquante mètres, il en a deux, avant, à quarante … Continuer de lire Pluie, café et cie…

Dimanche couchant

Une heure. Environ. Une heure pour aller jusqu’après dix-neuf heures. Une heure pour gagner le jour finissant. Troublant. Une mesure du temps qui va, augmentant. Un entre-deux. Pour aller vers l’obscurité. Le jour fuyant. De traces roses, dans le ciel. D’abord quelques traits, plus ou moins épais. Des langues qui ne râpent. Puis, étalées davantage. Un éphémère allongé, étiré. Des tâches qui n’obéissent à personne. … Continuer de lire Dimanche couchant

Dégueuler, dégobiller, gerber, rendre, vomir…

Les gilets jaunes tenus de déclarer à la Préfecture leur action. Les sans-chemises, qu’ils ont du mal à cerner. A comprendre. Les gilets de détresse, que l’on met en cas de panne, d’incident, d’accident. Pour se mettre à l’écart. Pour ne pas gêner. Pour demeurer encore en vie, un peu, tout en se décalant. Déclassés. Dépassés. Comme on arrive plus à « prendre sa place dans … Continuer de lire Dégueuler, dégobiller, gerber, rendre, vomir…

Quitter Avril

Au fond, que pouvait-on espérer d’un mois qui commence en canulars ou plaisanteries ? Que pouvait-on attendre d’un mois qui commence par la lettre « A », qui parle de résurrection, de jeûne puis d’agneau et de saumon, avant les chocolats ?! Oui, les chocolats, en cocotte, en lapin, en coquillage, semés dans les parcs et les jardins. Une idée très originale des adultes, comme souvent ?!? … Continuer de lire Quitter Avril

Vélo

Je n’aurais pas cru. Je n’y aurais pas cru, non. Mais voilà, les faits sont là. Le vélo est monté au rideau. Le vélo vert, attaché et suspendu au cou du réverbère. Le réverbère n’en a pas rien à faire. Le réverbère, ça faisait un moment qu’il lorgnait dessus… Et le vert vélo, de replier sa béquille, dans sa volonté d’aller plus haut…a décollé. Enfin, … Continuer de lire Vélo

Rekalde, Bilbao, dimanche aprés-midi

  Je ne hais pas les dimanches. Au contraire. Ils ne ressemblent pas aux autres jours. La nuit va tomber sur Bilbao. Hier plombée par du gris sombre, d’une immense tâche grossière, menaçante, en guise de voûte. Aujourd’hui les cieux sont plus cléments. La nuit vient prendre son tour, mais discrètement. D’ailleurs l’éclairage artificiel-celui de la sécurité des bonnes âmes et des autres aussi-et celui … Continuer de lire Rekalde, Bilbao, dimanche aprés-midi

Récits déglingués un peu…

Des électriciens sont venus, ce matin, dans la cage d’escalier. Ils sévissent consciencieusement. Des gaines, une dégaine. Du bruit. De la perceuse qui perce. De celles qui feraient un trou dans plusieurs cloisons à la fois. Un engin de percussion pour fendre les séparations. Peut-être un œil qui traverserait plusieurs appartements à la fois, pour surveiller, veiller sur le troupeau humain. Savoir comment il occupe … Continuer de lire Récits déglingués un peu…

Electrique algorithme

Ce matin, j’ai subi l’algorithme « électrique ». Trente cinq minutes pour atteindre un interlocuteur. Chanceux, avec deux interruptions de communication, de surcroît. A l’arrivée, une mi-temps d’un match de football pour faire valoir ma demande. Ils disaient « nous vous devons plus que la Lumière », ils disaient… Aux faiseurs d’algorithme, je veux dire que la voix féminine, artificielle ou pas, qui s’exprime, n’adoucit en rien l’attente. Après … Continuer de lire Electrique algorithme