Dégueuler, dégobiller, gerber, rendre, vomir…

Les gilets jaunes tenus de déclarer à la Préfecture leur action. Les sans-chemises, qu’ils ont du mal à cerner. A comprendre. Les gilets de détresse, que l’on met en cas de panne, d’incident, d’accident. Pour se mettre à l’écart. Pour ne pas gêner. Pour demeurer encore en vie, un peu, tout en se décalant. Déclassés. Dépassés. Comme on arrive plus à « prendre sa place dans … Continuer de lire Dégueuler, dégobiller, gerber, rendre, vomir…

Comme « ils » parlent, à France Culture, ce matin et ailleurs…

Son sourire s’entend clairement. Professionnel. Alliot-Marie était remarquable dans ce domaine. Une façon de sourire, sans à propos. Même pour dire une méchanceté. Pour désarmer une critique. Ce sourire-politique. Travaillé, pas poli. Comme une inspiration avant de s’élancer. Peut-être même un procédé, destiné à faciliter une recherche active. Parfois, les yeux qui montent, dans une posture de voltige aérienne. Pour aller chercher dans le passé, … Continuer de lire Comme « ils » parlent, à France Culture, ce matin et ailleurs…

Les grues…(1 &2)

…Sont entrées dans Saint-Palais. Cela donne un vacarme désagréable entre trois heures et neuf heures du matin. Ça grince, ça couine, le même cri qui se répète, amplifié. Des heures durant.Dans la brume, ici, une sorte de musique lancinante venue des cieux, qui ne dit pas son nom. Du mouvement que l’on devine, sans apercevoir les oiseaux proches. La vie est mal faîte, me direz-vous. … Continuer de lire Les grues…(1 &2)

Mauléonspadrilles

Le quinze août. Il fait chaud. Du monde sur les allées de Soule, coquettes. Des marchands. De nourriture, salée, sucrée. D’aspect sain. Goûteux. Le genre de moment qui vous fait prendre conscience de l’agriculture. Du travail (bien fait) des humains qui façonnent la Terre. Vous donne encore plus d’empathie pour tous les agriculteurs. Vous fait soupirer, en pensant à  ces travailleurs de labourage et de … Continuer de lire Mauléonspadrilles

Place du Général de Gaulle, Saint-Palais

Il n’est pas forcément content, le Général. Place éponyme à Saint-Palais. Oui. Place éponyme, bien pour l’ego. De ceux qui restent, surtout. Deux salons de coiffure. Même avec la mention « styliste » ou « visagiste », ces lieux ne font jamais vibrer les dégarnis. Une agence de travail temporaire; le travail, c’est tellement cher, qu’on le distribue en tranches pas toutes épaisses! Un restaurant, douce halte sous les … Continuer de lire Place du Général de Gaulle, Saint-Palais

Charité bien ordonnée…

Sur le site Rugbyrama, le communiqué suivant du Biarritz Olympique Pays Basque : « Aux actionnaires, aux partenaires, aux sociétaires, aux bénévoles, et aux salariés ainsi qu’à toutes les personnes qui composent la grande famille du Biarritz Olympique, nous souhaitons manifester notre enthousiasme, notre motivation et notre impatience pour écrire tous ensemble de nouvelles pages dans le grand livre du Rugby. » La grande famille du Biarritz … Continuer de lire Charité bien ordonnée…

Piquets…

De la végétation. Oui. Mariée de force au béton. Assignée à résidence. Pour agrémenter la place. Abriter les rêveries de promeneurs, pas forcément solitaires. Pour donner une idée de « toit », différent de celui de l’autoroute toute proche. Des corps noués. Noueux. Entortillés. Des créatures qui ne voient même pas l’autobus passer. Ou aprés coup. De la végétation. Figée dans la ville. Pour jalonner la place. Des … Continuer de lire Piquets…

Mondialisation

Un samedi soir. Dans un centre commercial d’enseigne française. En Espagne. Chez un distributeur d’aliments, américain lui. Manger vite et mal. En face la publicité pour une chaîne de « culture physique » avec un espèce de blond, des abdominaux saillants. Du coup, j’ai pris mon temps. Fait taire la voix de reproches concernant mon attitude, mon alimentation, ma ceinture abdominale. Contemplé une fois encore le poster … Continuer de lire Mondialisation

« Amis basques »…

Ce qu’il y a de bien avec Jean-Baptiste Lafond, c’est qu’il parle. Beaucoup. Souvent. Même ses silences, bras croisés, sans argument, sont amusants. Il parle. Il est payé pour cela. De temps en temps, il feint d’être libre, de prendre des risques. Comme s’il pouvait taper dans le Rugby et le Top 14 , comme il ne serait lié à aucune des parties prenantes . … Continuer de lire « Amis basques »…

Le rythme…

Vendredi matin à Cambo les Bains. « Ils » sont là. Trahis par leurs accents. Grossièrement du dessus de la Loire. Forcément les prix sont à la hausse. « Monsieur est mauvaise langue… » oui, bien sûr. Les cours ne se sont pas affolés, mais un léger frémissement, du chorizo au gasna ( fromage) en passant par les fruits et légumes. Des fraises qui n’ont pas l’air dopées au … Continuer de lire Le rythme…