J’écris pas peu…

Faut pas croire. J’écris. Oui. Mais je montre pas tout. Sinon, on va me piquer mes mots. Et là…Donc j’écris caché. J’écris couché. J’écris assis. J’écris. Pas avec une craie qui crisse. Et provoque des frissons, comme si l’on m’ôtait l’épiderme. J’écris. Sans encre. Sans ratures. Je ne vaux même plus quelque gifle perdue, lorsqu’à ces surcharges s’ajoutaient des tâches d’encre. Ces gifles, qui venaient … Continuer de lire J’écris pas peu…

Avant

    Un café au lait. Soi-disant « mauvais » pour la santé. Le mélange du lait et du café. Pas dans l’ordre des choses . Un phénomène de floculation de la crème dans le café. Oui, vous avez bien lu, « floculation ». Pour couper court à vos fantasmes, je précise. « La floculation est le processus physico-chimique au cours duquel des matières en suspension dans un liquide s’agglomèrent pour former … Continuer de lire Avant

Chute charnelle

« -Oui, on se demande si ils font pas exprès… -Ça m’étonnerait pas, surtout lui… -Parce que tu crois qu’elle s’en fait, la pétasse-là… » répliqua Angélique. -N…..Oooooooooooooon …. » et puis un bruit sourd. Un bruit sourd précédé d’un choc. La tête qui avait heurté le carrelage. Une giclée rouge à mi-hauteur sur le mur blanc, crépi. Comme une saccade. D’un fruit entaillé violemment.  Masse sans vie. … Continuer de lire Chute charnelle

Déreglementique

Je ne sais pas…J’ai froid. Je sens bien que ça ne colle pas tout à fait avec la réalité du moment. Des autres sont en bermudas ou tee-shirt, j’ai ma parka. Le bonnet aussi. J’ai froid. En fait plus que ça. Le souffle d’air frais, auquel le commun des mortels est insensible, me saisit. Une esquisse d’ébauche de courant d’air et je cherche fébrilement une … Continuer de lire Déreglementique

Café

Elles sont assises côte à côte. Bien mises, avec soin. Des bijoux, un peu. Des doigts fins et longs qui pourraient aimer caresser. L’allure décontractée, du jean et des baskets de marque, impeccables. Pas des trucs qui vont en footing ou rando. Des cheveux courts. Un maquillage léger aussi. Une étole qui dévoile l’épaule, une noire bretelle…Déjà une incitation au voyage. La conversation va bon … Continuer de lire Café

Emploi du Temps…

« …Ça fait 29 959 200 minutes Que j’emploie mon temps à faire des gammes Des entre-chats, des symphonies Sur le corps désiré des femmes Aimantes, aimables, amantes Amies… » Un bel exemple d’emploi du temps, chanté par Higelin. De quoi regarder le calendrier benoîtement. Ne pas barrer les jours, ni les semaines. Au contraire, les voir défiler les garder en images, en mémoire, en frissons. Revenir … Continuer de lire Emploi du Temps…

Le Temps (1)

D’un jour sans D’un jour avec D’office pour honorer, se retrouver, s’assembler D’un jour dernier D’un jour qui autorise à traîner Repoussant ses limites ridicules Ses minuscules qui comptent ; Des secondes, des minutes, des heures… Des instants qu’on mesure, En unités de valeur Sans valeur, Sans prise… De quelque chose qui s’enfuit Dés aprés l’étreinte, De nos mains qui nous trahissent Allègrement Et qui … Continuer de lire Le Temps (1)

France Gall

Evidemment ;  il y a comme un goût amer en nous. Et toutes ces questions qui ne tiennent pas debout. Evidemment. Ella, elle l’a ce je ne sais quoi que d’autres n’ont pas et qui nous met dans un drôle d’état. Ce tout petit supplément d’âme, cet indéfinissable charme. Ce tout petit supplément d’âme qui s’en est allé, et qui nous fait sentir étrangement…mal. Agur Continuer de lire France Gall

Jivago si prés, si loin…

Vieillir ne concerne pas que les hortensias. Mais ceux-là sont particulièrement rabougris. De pauvres fleurs qui se contentent de regarder les voitures descendant vers Itxassou. Certainement lasses des aboiements furieux de quelques « chiensdeleursmaîtres » qui hurlent quand vous passez prés des maisons. Plusieurs individus comptent dans cette catégorie de bête menaçante et agressive. Ça donne tout de suite l’envie de s’inviter pour un café, ou pour … Continuer de lire Jivago si prés, si loin…

Carnet de route, vers la nouvelle année (3)…

Au cours de ce périple, un détour par la « Bande Originale » avec Frédéric Lodéon, comme invité. Un musicien, plus tard chef d’orchestre qui régale ses auditeurs, à la radio, la télévision voire. Il est question de Schubert. Schubert, repris par Fauves, dans « Voyou ». « Barre toi! Casse toi, je t’ai dit, qu’est-ce qu’il t’faut d’plus? T’en as pas vu assez? Et arrête de m’regarder comme ça … Continuer de lire Carnet de route, vers la nouvelle année (3)…