Café

Elles sont assises côte à côte. Bien mises, avec soin. Des bijoux, un peu. Des doigts fins et longs qui pourraient aimer caresser. L’allure décontractée, du jean et des baskets de marque, impeccables. Pas des trucs qui vont en footing ou rando. Des cheveux courts. Un maquillage léger aussi. Une étole qui dévoile l’épaule, une noire bretelle…Déjà une incitation au voyage. La conversation va bon … Continuer de lire Café

Le ruissellement (2)

  Partout en Europe, le présent est incertain. Sans doute le sel de la vie, le piment… Le futur, lui, celui des ex-salariés, ouvriers, employés, file à allure constante dans l’aléatoire. Un aléatoire contrôlé, programmé. Un aléatoire qui nous lamine, doucement. Régulièrement. Inéluctablement. Une idée, une mise en pratique qui ne dit pas son nom, ne montre pas son jeu. Une voie engagée par Balladur. … Continuer de lire Le ruissellement (2)

Le ruissellement (1)

Partout en Europe, le présent est incertain. Sans doute le sel de la vie, le piment… Le ruissellement, en hydrologie, est le phénomène d’écoulement des eaux à la surface des sols. Il s’oppose au phénomène d’infiltration. Ce phénomène se produit quand l’intensité des précipitations dépasse l’infiltration et la capacité de rétention de la surface du sol. Ainsi le ruissellement ferait que les eaux, la pluie, … Continuer de lire Le ruissellement (1)

L’orchestre

Dans les groupes, même s’il n’est pas question de photos, on met les grands, au fond. Ceux-là ont, de plus, le désavantage de se tenir mal. La croissance et ces squelettes qui penchent, vers l’avant, sur le côté. Des courbures que l’on requalifie en « -doses », à la fin. Ces deux sont des « gros », chez les cordes. Pour autant, rien à voir avec des ficelles. Au … Continuer de lire L’orchestre

Laissez passer…

Ce n’est pas écologique. Ni politiquement correct. Certains iront chercher d’autres qualificatifs, encore . Désireux peut-être de faire un exemple. De sévir pour l’exemple. Moi, j’aime les papiers jonchés sur le sol. Une survivance. Un geste que l’on ne devrait plus…Peut-être. Mais devrait-on ces sodas sucrés qui embourbent nos foies et nos pensées ?… Devrait-on ces produits que l’on extorque du sol, mieux encore que … Continuer de lire Laissez passer…

Abrazo

…Et l’étreinte vient. Forcément fusionnelle. De s’être longtemps retenus. D’une célébration, tout à la fois d’attente et de crispations, de délivrance et de joie, de bras qui s’étaient oubliés – ce qui est facilement compréhensible s’agissant de nos ancêtres… Nous avons l’avantage d’avoir pris notre destin, à bras-le-corps. D’un William Webb Ellis, « avec un parfait mépris pour les règles de football, tel que joué à … Continuer de lire Abrazo

A-brazo…

  L’extrême pudeur des footballeurs. Bien coiffés, peignés. Une footballeur-touch, du « porter haut ». Pas forcément chic, mais haut. Comme on dit d’une défense, en avançant… Depuis les bas, qui vont jusqu’à couvrir les genoux ;  pour peu que des sous-shorts descendent, les jambes sont cachées. C’est-à-dire qu’on ne saurait les voir. Lorsqu’il s’agit de se tenir, les joueurs ne donnent pas l’impression d’un bloc. Au … Continuer de lire A-brazo…

Sans mesure

Ce dimanche matin. Du soleil, pas de pluie. Un thermomètre qui indique clairement, qu’il restera sous la couette. Parce qu’en peu de temps, les épaules nues figurent davantage le « plaqué » que le « plaqueur »… Le « plaqueur » ; celui dont on exige qu’il ait les épaules en feu. Pour étreindre l’humanité tout entière. Mais c’est un autre propos. Quatre degrés au-dessus de zéro. C’est peu, mais les … Continuer de lire Sans mesure

Dimanche au café…Athletico 2…

Du café du dimanche matin. Celui de ceux qui traînent.  Pas pressés de commencer. De ceux qui se sont avancés. Rapides, davantage que lève-tôt. Surtout s’il s’agit de ne pas commencer. De commencer sans être soumis. A horaires. A être. A faire. A dire. A sourire. A moucher son nez, doucement. Comme s’il agissait de respirer, d’expectorer, d’éternuer « léger ». Sans se lâcher. Ne pas faire … Continuer de lire Dimanche au café…Athletico 2…

D’une vigie l’autre, ou les sentinelles de la Pauvreté

Un trépied orange, d’un tissu râpé. A droite des portes coulissantes, un minuscule barda, sous le siège. Un sourire, comme une plainte qui ne s’exprime pas. Un visage brun, très brun, une posture discrète et permanente. Un gobelet en carton, avec quelques pièces dedans, à la fin. Les gens sortent de la supérette avec des sacs en plastique jaune. Un petit bonjour, quelques mots parfois. … Continuer de lire D’une vigie l’autre, ou les sentinelles de la Pauvreté