« Il faut tourner la page »*…

Toucher l’autre rivage, littoral inconnu ou pas. Il faut tourner la page et chérir le livre. Se plonger avec enthousiasme et sans retenue dans l’écriture des jours à venir. Caresser les mots pour qu’ils s’alignent mieux que les planètes, et tant pis si ça pète !!! Vieillir de veiller la nuit ou de dormir à poings fermés ou de caresser des rêves et des courbes. … Continuer de lire « Il faut tourner la page »*…

Le triomphe modeste

Elle est revenue. Une illusion de chaleur, la nécessité impérieuse d’aller se baigner, se mouiller, se tremper et puis…La délivrance. Elle est revenue, sans crier gare. Doucement dans la nuit. Discrètement. Laissant glisser ses doigts sur les fenêtres, pour dire sa présence, sans vouloir s’imposer. Un débit léger, puis avec l’assurance, plus loquace, volubile même. Elle est revenue. J’ai dû contenir les parapluies impudiques, en … Continuer de lire Le triomphe modeste

Le spectacle de la rue

Elle se tient à la gouttière. Son bras gauche tendu. L’air de presque rien. Du vomi prés de ses pieds. Un groupe de collégiens passe. Ça chahute, on se poursuit. Les garçons taquinent les filles. On rit. Les garçons courent plus vite. Poursuivis qu’ils sont, pour l’instant. Viendra le moment ou il leur faudra courir, eux aussi. Pour entrer en contact. Sans geste brusque, sans … Continuer de lire Le spectacle de la rue

La pluie fait des croquettes*…

  Il pleut. Mais on reste dehors. Sous la bâche. Bien organisés. Une table ronde haute. Pour héberger nos flacons de houblon. Quelques verres de « tinto », aussi. Il en faut pour tous les goûts. Il pleut. On se serre. Le mètre carré, partagé. Un peu de promiscuité, un peu de moiteur, des conversations en français, ponctuée en castellano, deux ou trois mots en euskera…Bilbao. « Il … Continuer de lire La pluie fait des croquettes*…

Piquets…

De la végétation. Oui. Mariée de force au béton. Assignée à résidence. Pour agrémenter la place. Abriter les rêveries de promeneurs, pas forcément solitaires. Pour donner une idée de « toit », différent de celui de l’autoroute toute proche. Des corps noués. Noueux. Entortillés. Des créatures qui ne voient même pas l’autobus passer. Ou aprés coup. De la végétation. Figée dans la ville. Pour jalonner la place. Des … Continuer de lire Piquets…

« Amis basques »…

Ce qu’il y a de bien avec Jean-Baptiste Lafond, c’est qu’il parle. Beaucoup. Souvent. Même ses silences, bras croisés, sans argument, sont amusants. Il parle. Il est payé pour cela. De temps en temps, il feint d’être libre, de prendre des risques. Comme s’il pouvait taper dans le Rugby et le Top 14 , comme il ne serait lié à aucune des parties prenantes . … Continuer de lire « Amis basques »…

Le G3

Ils sont arrivés, conviés à Bilbao en toute discrétion. Il y avait le Soleil. Décontracté, chevelure flamboyante, jean et chaussures de sport, chemise blanche déboutonnée, veste en lin. Tenue d’été. Lunettes de soleil. Beau comme un astre. Une véritable attraction, comme il entrait dans l’hôtel Carlton. La réception en émoi, le personnel de service, se poussant du coude pour le voir, l’apercevoir… Le Ciel, ensuite. … Continuer de lire Le G3

Rugby ; dernier samedi d’avril

Avril. Célèbre pour ses couleurs. Vertes, ici. Peut-être pour cela que les gens d’Hego Euskadi se sentent proches des Irlandais. En tous cas, question « vert », on peut le disputer au monde entier. Tous les verts. Tous sont là. Absinthe, amande, anis, bouteille, épinard, poireau, pomme… J’en passe. Pas forcément un vert issu du jaune et du bleu. Non, un vert de végétaux arrosés et sans … Continuer de lire Rugby ; dernier samedi d’avril

L’ombre

Je suis parti marcher. En ville. C’est ma période « escaliers ». « Escaliers », j’entends, au niveau du corps, des jambes, une ressource du paysage local, favorisant le pas à pas.  « Escaliers » au niveau de l’esprit, aussi, car s’ il m’arrive parfois d’avoir de la répartie, ce n’est pas  autant que souhaité. Bon, jusque-là, rien que de très normal. Un déguisement, pour donner à penser que je suis … Continuer de lire L’ombre

C’est un petit jardin

  C’est un jardin. Né entre l’escalier et l’autoroute. En pente. De parents inconnus qui revendiquent l’usufruit. En pente, pas douce. Pas caché, mais un peu plus que discret. Un lopin de fortune. Du jardinier on pourrait penser à son infortune. Ou bien comme une réminiscence de conte ancien… « Il y avait une fois un paysan adroit et rusé, dont les bons tours étaient connus à … Continuer de lire C’est un petit jardin