Samedi 15 décembre

J’aimerais pas vivre ce samedi, comme le précédent. « Scotché » au téléviseur. Avec une chaîne d’information en continu. Un canal de confiscation. Confiscation de la parole, de la revendication, du spontané, du vivant. Des témoins professionnels qui photographient, tendent les micros, filment. D’ autres témoins professionnels qui filment ceux qui filment. Des caméras installées en hauteur. Comme pour des retransmissions d’événements sportifs. Du travail bien fait. … Continuer de lire Samedi 15 décembre

Cela fait des années…

…Et la Cinquième République nous fatigue. En parlant poliment. Le mythe de l’homme providentiel aussi. Un côté exaspérant, même. Depuis le général, vaincu plusieurs fois, triomphant à d’autres moments, secoué en 1968 et désavoué en 1969. Celui qui nous a laissés un musée en tuyaux.  Le monsieur qui venait jouer de l’accordéon pour animer les petits-déjeuners et faire « peuple ». Puis l’avocat élu sur un programme … Continuer de lire Cela fait des années…

Prescription du matin

A écouter, un peu, pas du tout, beaucoup, en boucle…Peu importe. Après, avant le café, le café au lait, le chocolat, le thé de Ceylan ou d’ailleurs… En trempant des biscottes, façon Jean Gabin dans « la cage aux folles », en picorant des céréales, en s’envoyant un bol de lait chaud, froid… En attaquant par un demi, un verre de vin, un joint…Peu importe. C’était pas … Continuer de lire Prescription du matin

Dégueuler, dégobiller, gerber, rendre, vomir…

Les gilets jaunes tenus de déclarer à la Préfecture leur action. Les sans-chemises, qu’ils ont du mal à cerner. A comprendre. Les gilets de détresse, que l’on met en cas de panne, d’incident, d’accident. Pour se mettre à l’écart. Pour ne pas gêner. Pour demeurer encore en vie, un peu, tout en se décalant. Déclassés. Dépassés. Comme on arrive plus à « prendre sa place dans … Continuer de lire Dégueuler, dégobiller, gerber, rendre, vomir…

Comme « ils » parlent, à France Culture, ce matin et ailleurs…

Son sourire s’entend clairement. Professionnel. Alliot-Marie était remarquable dans ce domaine. Une façon de sourire, sans à propos. Même pour dire une méchanceté. Pour désarmer une critique. Ce sourire-politique. Travaillé, pas poli. Comme une inspiration avant de s’élancer. Peut-être même un procédé, destiné à faciliter une recherche active. Parfois, les yeux qui montent, dans une posture de voltige aérienne. Pour aller chercher dans le passé, … Continuer de lire Comme « ils » parlent, à France Culture, ce matin et ailleurs…

L’itinérance mémorielle, la Grande guerre et la vraie vie

Le 30 mai 1917 Verdun 6 novembre 2018 Charleville-Mézières 7 novembre 2018 Léonie chérie J’ai confié cette dernière lettre à des mains amies en espérant qu’elle t’arrive un jour afin que tu saches la vérité et parce que je veux aujourd’hui témoigner de l’horreur de cette guerre. Quand nous sommes arrivés ici, la plaine était magnifique. Aujourd’hui, les rives de l’Aisne ressemblent au pays de … Continuer de lire L’itinérance mémorielle, la Grande guerre et la vraie vie

Rugby, armistice et boutonnière

La « fenêtre » de novembre. Une période de matches internationaux de rugby. Ceux de l’hémisphère Sud viennent en vadrouille, ici. L’occasion d’évoquer une participation commune à quatre ans de malheur. Sous la tyrannie d’incapables. Nous, nous allons là-bas, en juin, à une date soigneusement choisie pour priver les champions de France d’un moment de partage avec les leurs. Pensez-donc !!! Mais restons en Novembre. Il ne … Continuer de lire Rugby, armistice et boutonnière

Au Pays Basque, on a des idées…

De plus en plus. Beaucoup d’idées. Tant et tellement. Un centre commercial, une association de promotion du gâteau basque, une agence de communication. Un air de recherche scientifique puisqu’il a fallu élaborer une sonde gonflée à l’hélium pour expédier le gâteau basque à la crème. Je pense que la crème des créateurs, communicants, marchands feraient bien de garder ses idées. Modestement. Égoïstement. Cela me ferait … Continuer de lire Au Pays Basque, on a des idées…

Les grues…(1 &2)

…Sont entrées dans Saint-Palais. Cela donne un vacarme désagréable entre trois heures et neuf heures du matin. Ça grince, ça couine, le même cri qui se répète, amplifié. Des heures durant.Dans la brume, ici, une sorte de musique lancinante venue des cieux, qui ne dit pas son nom. Du mouvement que l’on devine, sans apercevoir les oiseaux proches. La vie est mal faîte, me direz-vous. … Continuer de lire Les grues…(1 &2)

Donostiako arbola…

Au Pays Basque, comme ailleurs…les places sont chères. Nous voulons continuer d’entrer dans les villes et les centre-ville, en automobile. Mais le stationnement augmente singulièrement les frais. Mais ici, c’est comme ailleurs…différemment. L’on parque les quatre roues, les deux roues, les trois roues. La grande roue, là-haut. L’on parque, dans des emplacements peints en blanc, en bleu- comme les couleurs de la Real Sociedad. Normal. … Continuer de lire Donostiako arbola…