Cathédrale et cie…

Si j’avais du pognon, Je créerais une fondation. Le fondement serait de récupérer La plupart des sous distribués. Je finirais par décider De ce qui est bon, beau, De bon goût et de mauvais Comme il me plairait. Je bénéficierais – combien j’aime ce mot !!!- D’indulgences, à plusieurs étages. Dans l’opinion publique -« la volaille qui fait l’opinion »- Ou ma générosité intéressée, ferait dégouliner les … Continuer de lire Cathédrale et cie…

Ode verte

Pas de cadavre dans les placards, ici. Non. Une dépouille qui demeure, dans un équilibre précaire. Pas question de se baigner. Pas encore. Il fait beau. Les verts sont un peu plus éclatants. Ils font mine de célébrer le soleil, mais ils ont un coin de pluie, un ciel gris qui peuple leurs esprits. Il va pleuvoir. Ce n’est plus qu’une question d’heures. Les couleurs … Continuer de lire Ode verte

Je ne peux plus…

Ecrire avec un stylo, un crayon, un outil scripteur. Que je ne sais plus tenir. Qui fait se crisper mes doigts. Qui se fatiguent, qui lâchent. Du coup les mots s’éparpillent. Les lettres se font la malle. Les diphtongues partent en tongs. Les accents s’oublient à force de chanter. Les syllabes se séparent, avant que de s’embrasser. La ponctuation se planque, ne veut pas se … Continuer de lire Je ne peux plus…

Péripéties et visions d’ici

Le mardi soir, cette vision d’aisselle renversée, au-dessus de Mauléon Licharre. Entre deux hauteurs. Une aisselle peuplée d’arbres. Des arbres baignant dans un halo lumineux. Superbe. Fugace. Un instant à caresser. Jeudi, les moutons en bande, dispersés, regroupés. Du vert pâturage, du noir d’aprés écobuage. Les pour, les contre. L’interdiction du préfet. J’imagine l’impact sur quelques-uns. L’agacement chez d’autres. Elle est assise à l’extérieur. A l’aéroport … Continuer de lire Péripéties et visions d’ici

Dimanche couchant

Une heure. Environ. Une heure pour aller jusqu’après dix-neuf heures. Une heure pour gagner le jour finissant. Troublant. Une mesure du temps qui va, augmentant. Un entre-deux. Pour aller vers l’obscurité. Le jour fuyant. De traces roses, dans le ciel. D’abord quelques traits, plus ou moins épais. Des langues qui ne râpent. Puis, étalées davantage. Un éphémère allongé, étiré. Des tâches qui n’obéissent à personne. … Continuer de lire Dimanche couchant

Deux arbres abattus

Sur la départementale onze, cette fin de journée. Entre Mauléon-Licharre et Saint-Palais. Des montées, des descentes. Des pentes qui virent. Des virages qui grimpent. Un feu clignotant pour que les vaches traversent pour changer de parcelle. La voiture arrêtée, en face. Pas d’enfants sur lesquels veiller, vers ou en sortant de l’école. Non. Des bovins. La femme, bâton en main, discute avec l’automobiliste arrêté. Je … Continuer de lire Deux arbres abattus

Voyage (3) ou « Des feuilles aux livres »…

    Non, les feuilles mortes ne se ramassent pas à la pelle. Désormais, c’est plutôt « souffler qui est jouer ». Souffler, entasser, verser dans des sacs destinés à cet effet. Du tri organisé, à Longjumeau et ailleurs. La collecte, avec des pointillés à ne pas dépasser. De feuilles trépassées qui ne joncheront plus… Plus loin, dans le square, un objet. Un appareil froid, lassé d’accueillir … Continuer de lire Voyage (3) ou « Des feuilles aux livres »…

Le sapin

Ceux qui gouvernent (suite) : Ils vont encore une fois en faire des caisses…Des caisses en bois, comme leur langue. Avec leur mots polis et rabotés. Leurs mots sournois. Leur langage d’initiés. Des mots comme ces mines de crayon, terriblement pointues. Des pointes redoutables pour nous piquer, nous crever. Même et surtout à travers les écrans de télévision. Leurs chiffres ne valent pas mieux. Ils … Continuer de lire Le sapin

Les soufflistes

Ce ne sont pas des soufistes, adeptes d’un mysticisme de l’Islam. Pas des sophistes, non plus. Quoique leur éloquence est sans pareille. A vous couper le souffle. Et du souffle, ils en ont, les soufflistes de Saint-Palais. Il faut les voir, en habits verts, leur appareil dans le dos, à l’instar des pèlerins qui passent leur chemin ici. Et la magie hurlante s’opère. Les feuilles … Continuer de lire Les soufflistes

Les grues…(1 &2)

…Sont entrées dans Saint-Palais. Cela donne un vacarme désagréable entre trois heures et neuf heures du matin. Ça grince, ça couine, le même cri qui se répète, amplifié. Des heures durant.Dans la brume, ici, une sorte de musique lancinante venue des cieux, qui ne dit pas son nom. Du mouvement que l’on devine, sans apercevoir les oiseaux proches. La vie est mal faîte, me direz-vous. … Continuer de lire Les grues…(1 &2)