« …De se tout dire… »

Des bribes de discours…Des paroles venues d’Afrique jusqu’en Europe…Un cheval imperturbable, relié à une maison à l’entrée de Lescar, juste aprés le golf. Une carcasse d’avion, à droite. Un fuselage posé. Vrillé. Antédiluvien. A la radio, qui m’accompagne, j’entends, j’attrape ces jolis mots, cette expression si touchante.  « …on se permet de se tout dire », un peu plus loin, il répète. Avant, deux femmes qui se … Continuer de lire « …De se tout dire… »

Animaux dedans

C’est l’hiver. Il ne fait pourtant pas froid, ici. C’est quand même l’hiver. Les animaux sont rentrés. Il y a bien deux ou trois troupeaux de moutons, dehors encore. Une grosse tête d’épingle sur laquelle on aurait collé des cheveux de laine. Le tout posé sur une toile verte, un peu abrupte. Avant Hiribehere, les vaches, depuis leur quartier d’hiver, regardent passer les voitures. Elles … Continuer de lire Animaux dedans

Les plumes

Et ces limites qui nous « protègent ». Ces cloisons, ces portes, ces murs, ces parois. Ces bornes. Ces enclos. Des mouvements, des pensées, des paroles contenues. Avalées, tues. Des gestes retenus. Et cette envie d’aller s’y frotter. D’aller les chercher. Ces limites. De les dépasser. Quitte à y laisser un peu de soi-même. A la fin chacun choisira son camp. Celui des barrières hérissées de barbelés, … Continuer de lire Les plumes

Dive bouteille

Vestige du dimanche matin. Moitié pleine et moitié vide. Plus de bouchon. Une invitation à un petit-déjeuner « malté ».  Lait et café hors sujet. Chocolat ignoré. Moitié pleine. De ne pas avoir été bue, en entier. Peut-être des réflexes sauvegardés, pour rentrer. Moitié vide, d’avoir tellement étanché sa soif avant, dépassé voire, qu’il en reste encore. Moitié pleine. D’un contenant, posé là, oublié peut-être…Dissimulé voire. De verre … Continuer de lire Dive bouteille

Vendredi de marché à Saint-Palais

« Vous avez de la choucroute ? »… Non, il n’en a pas. Des boudins, des saucisses, de la viande, oui, mais pas de choucroute. Le marché est peu fréquenté. Il fait froid. Neuf heures. Le thermomètre vient d’en finir avec sa dette. Pour autant, il n’affiche pas de bénéfice. Tout juste au-dessus de zéro. Au café, le brouhaha est plus fort depuis dix heures. Une présence … Continuer de lire Vendredi de marché à Saint-Palais

« L’espagnol, je l’ai appris au collège… »

Un entretien cordial à la télévision. Deux joueurs de football ; Buffon, gardien de but italien, jouant au Paris Saint-Germain, Boghossian, ex-joueur, aujourd’hui consultant. Dans un fond sombre, les deux sont tout sourire. Heureux d’évoquer le  présent et le passé, leurs liens. Nous sommes très peu dans le café, à Saint-Palais. A cet instant, la conversation est italienne. On l’entend distinctement. Ces deux-là, comme dans … Continuer de lire « L’espagnol, je l’ai appris au collège… »

Janvierdoscope

Entre Pays Basque et Landes. Route déserte. Ronds-points éteints. Les moutons à tête noire, marqués en vert. Des vaches. Froid. Bateaux en attente au fond. Quatre embarcations qui tuent leur dimanche. Comme des pistards qui font du surplace pour jouir davantage de la position de poursuivant. Comme un retour de bringue, suivi d’un effort pour se donner une contenance, avant de rentrer au port. « Vas-y … Continuer de lire Janvierdoscope

Faits d’hiver cette fin de semaine

Le porte-parole a vu sa porte d’entrée, fracassée. Il demande une condamnation très sévère, pour cela. Il distingue les bons manifestants, qui n’arrivent pas à joindre « les deux extrémités » des autres, violents. Il parle d’ultra-violence, aprés l’ultra-droite, l’ultra-gauche. Le porte-parole continue son exercice quotidien, ou peu s’en faut. Il évoque « une capitulation ». « Un esprit munichois »…Celui qui vit Daladier applaudi, à son retour en France, aprés … Continuer de lire Faits d’hiver cette fin de semaine

Ne pas croire que le fronton de Cambo, dort, là-haut…

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, désormais selon un mode « industriel ». Les bruyantes souffleuses jouent les garde-chiourmes. Des tas de malheureuses jonchent le sol. Quelques instants. Quelques instants seulement. Parce qu’il faut que l’ordre règne. Seulement, le réveillon, les libations. Les congés qu’il faut donner ou prendre, c’est selon… Et tout ce petit monde, se retrouve à Cambo, sur les frontons hauts. La fête continue. … Continuer de lire Ne pas croire que le fronton de Cambo, dort, là-haut…

Janvier !!!

J’ai envie de crier. De gueuler à la façon de Jean Gabin, dans la traversée de Paris. Pas seulement pour le plaisir du volume sonore. Non. Pour me réjouir d’un visage, d’une mine inquiète, défaite, prête à tout accepter. Comme De Funés, débarrassé de convoyeurs devenus encombrants. Très encombrants. Janvier, Jaaaaannnnnvvviiiiiiiiiiiiiiiier !!! Je n’ai pas envie de discuter. Je n’ai pas envie que l’on m’indique, … Continuer de lire Janvier !!!