Mondialisation

Un samedi soir. Dans un centre commercial d’enseigne française. En Espagne. Chez un distributeur d’aliments, américain lui. Manger vite et mal. En face la publicité pour une chaîne de « culture physique » avec un espèce de blond, des abdominaux saillants. Du coup, j’ai pris mon temps. Fait taire la voix de reproches concernant mon attitude, mon alimentation, ma ceinture abdominale. Contemplé une fois encore le poster … Continuer de lire Mondialisation

« Amis basques »…

Ce qu’il y a de bien avec Jean-Baptiste Lafond, c’est qu’il parle. Beaucoup. Souvent. Même ses silences, bras croisés, sans argument, sont amusants. Il parle. Il est payé pour cela. De temps en temps, il feint d’être libre, de prendre des risques. Comme s’il pouvait taper dans le Rugby et le Top 14 , comme il ne serait lié à aucune des parties prenantes . … Continuer de lire « Amis basques »…

Avec elle

Une fin de semaine d’errance contrôlée. De divagation elliptique. Une façon de se sentir « libre ». De s’adonner au jeu et à sa passion, dans un rectangle d’herbe avec beaucoup de circulation. Des collisions, comme on dit désormais en parlant de « rugby » et des joueurs-tamponneurs. Des gens de l’hémisphère sud, issus du Pacifique. Au pays de Cervantés. Bientôt la tortilla avec du lait de coco… Comme … Continuer de lire Avec elle

Café con leche

Ce matin. Servi ainsi. Dans un verre. Brun, très brun. Sans mousse, pas d’écume laiteuse. Du café, fort, puis du lait. Un couple pas forcément bien « assorti », comme aurait dit ma grand-mère. Lui, un très brun, têtu, petit, véhément. L’autre, déroutant, produit d’animaux qui mangent pourtant exclusivement de l’herbe. Blanc, crémeux parfois, froid, chaud. Maternel aussi, à l’origine. Sans compter la Louve…Bref, les deux breuvages … Continuer de lire Café con leche

Le rythme…

Vendredi matin à Cambo les Bains. « Ils » sont là. Trahis par leurs accents. Grossièrement du dessus de la Loire. Forcément les prix sont à la hausse. « Monsieur est mauvaise langue… » oui, bien sûr. Les cours ne se sont pas affolés, mais un léger frémissement, du chorizo au gasna ( fromage) en passant par les fruits et légumes. Des fraises qui n’ont pas l’air dopées au … Continuer de lire Le rythme…

Blanc panache

Une corde. Pour aller et venir. Pour amener à soi aussi. Une corde à linge. Une corde de sortie, surtout quand elle n’est pas de pluie. De linge blanc. Qu’on a dû laver en famille. Même si les familles passent plutôt par les machines. C’est plus pratique pour communiquer, n’est-ce-pas ?!… Une corde. Avec la parabole du premier de cordée. Qui tire et qui tient … Continuer de lire Blanc panache

Le G3

Ils sont arrivés, conviés à Bilbao en toute discrétion. Il y avait le Soleil. Décontracté, chevelure flamboyante, jean et chaussures de sport, chemise blanche déboutonnée, veste en lin. Tenue d’été. Lunettes de soleil. Beau comme un astre. Une véritable attraction, comme il entrait dans l’hôtel Carlton. La réception en émoi, le personnel de service, se poussant du coude pour le voir, l’apercevoir… Le Ciel, ensuite. … Continuer de lire Le G3

Vert Itxassou

Un témoin fabuleux. Le paysage. Le paysage et ses couleurs. Non, ses teintes, plutôt. Parce que la couleur fondamentale est le vert. Avec des créatures qui valorisent le paysage. Ce petit parc à cochons. Odeur garantie. Terrain boueux. Noir. L’on dirait que la terre a été conscieusement retournée. Les porcins sortent de leur maison, ni en pierre, ni en paille, ni en carton. Non. Une … Continuer de lire Vert Itxassou

Déreglementique

Je ne sais pas…J’ai froid. Je sens bien que ça ne colle pas tout à fait avec la réalité du moment. Des autres sont en bermudas ou tee-shirt, j’ai ma parka. Le bonnet aussi. J’ai froid. En fait plus que ça. Le souffle d’air frais, auquel le commun des mortels est insensible, me saisit. Une esquisse d’ébauche de courant d’air et je cherche fébrilement une … Continuer de lire Déreglementique

Tracé…

Ou je suis. Si je souhaite ajouter des photos. Ou je vais. Avec qui. Comment. En combien de temps. Combien je dépense. Ce que je mange. A quelle heure. Ce ne sont plus des questions, des interrogations. Ce sont des affirmations. Des clins d’œil, comme si quelqu’un me veillait. Mais, je n’aime pas que l’on veille sur moi. Que l’on ait un œil. Une attention, … Continuer de lire Tracé…