Les terrasses

Les terrasses ouvertes, enfin. Les terrasses de Pontarlier. Avec de la pluie qui mouille. Des parasols qui ne méritent pas leur nom. Du vent qui balaie, qui régale, c’est selon. Un arbuste proche, voit ses branches se serrer, puis s’éloigner, jusqu’à rompre. Une étreinte forcée et violente, puis un mouvement de recul, tout aussi brusque. Une alternance hivernale, pour entrer chez Juin. Et le mois … Continuer de lire Les terrasses

Avant…

« Eh bien, on va la poser… » et quand j’ai prononcé ces mots, j’ai passé ma main dans mes cheveux…Euh, sur mon crâne. Peut-être un geste de stimulation tendre pour mon cerveau. Parce qu’il a fallu en mobiliser des connaissances. Des souvenirs. Des réminiscences. Enfin du vécu et du « su » d’autrefois. La multiplication. Avec des décimales, en plus. Une opération du monde de l’arithmétique. Un truc … Continuer de lire Avant…

Il neige

C’est comme une manie, ici, à Pontarlier. Une chute. Un de chute. Plusieurs de chute. De longues chutes abondantes. Des jours, des nuits à tomber. Il y en eut en décembre, en janvier, jusqu’en février. Pas tout le temps, mais presque. Pour finir, humiliée, la neige. En tas gris, noir, souillée. De grandes quantités disposées dans les parcs. Pour un dernier voyage, en camion-benne; direction … Continuer de lire Il neige

We walk alone…

Le Tournoi. Les Hymnes. Avec ces poitrines gonflées. A l’unisson. Ou pas ; à la Française avec ceux qui chantent « en retard » , plus fort du coup que ceux qui sont dans le tempo. Cela donne l’impression d’un cortège dans lequel ceux du fond bousculeraient ceux de devant. Pour arriver avant. Avec cette furieuse envie d’en découdre, de donner au Rugby. De se donner. De … Continuer de lire We walk alone…

Bal de chasse-neige, Pontarlier, place Saint-Pierre

Ils n’étaient pas de réveillon. Pas de retour de bringue. Pas de paillettes, ni de chapeaux pointus, encore moins de langue de belle-mère… D’ailleurs, ici, les langues sont de neige. Avides, arrondies, de forme douce. Elles viennent lécher les pieds des sapins, soulignant, délimitant les massifs boisés. Comme ces signes avant-coureurs de calvitie, quand ça se déplume, sur les côtés. Doucement, au début. Ou mieux … Continuer de lire Bal de chasse-neige, Pontarlier, place Saint-Pierre

Le Masque (5)

Six mois. Plus de boulot. Je suis à l’arrêt. Mes mâchoires, j’évite d’y penser. Je traîne au lit, ou je suis bien, au chaud. Dans la couette, enroulé. Je commence à ressentir les effets néfastes de l’espacement de mes dents. Saisir, mastiquer les aliments devient compliqué…J’ai arrêté le pied à coulisses, les selfies pour mieux constater. J’ai arrêté de marcher, de suivre un rythme. Mon … Continuer de lire Le Masque (5)

Le masque (3)

…Je ne dors plus que cinq heures par nuit. Pour un gros dormeur, comme moi, c’est presqu’un exploit. Je ne me sens pas capable d’aller plus loin. Je suis fatigué. Je bois du café. Beaucoup de café. Je mange beaucoup moins. Je bois beaucoup d’eau aussi. J’ai perdu cinq kilos, désormais. Je marche. Je marche plusieurs heures par jour. Le matin, deux heures avant de … Continuer de lire Le masque (3)

Le masque (2)

Semaine quatre. Peu d’évolution. Tous les matins, aprés ma douche. Un selfie. Pas un selfie pour partager avec d’autres, comme tant de crétins. Des fois ou ils ne se rappelleraient plus de ma tronche. Ou façon « Martine », à la neige, à la plage, dans la cuisine, au sortir de la douche, avant de se coucher, en train de boire le café, de manger une glace…L’art … Continuer de lire Le masque (2)

Le masque

…Pour l’instant, ça ne se voit pas. C’est la troisième semaine, maintenant. Enfin, depuis que je m’en suis rendu compte…J’ai voulu traîter ça méthodiquement. Est-ce-que le port du masque est la cause de tout cela ?…La première semaine, discrètement, j’ai patienté pour ne pas m’endormir le premier. Ensuite, je remettais le masque. Peut-être pas toute la nuit, mais quelques heures. Et je crois que ça … Continuer de lire Le masque