Les terrasses

Les terrasses ouvertes, enfin. Les terrasses de Pontarlier. Avec de la pluie qui mouille. Des parasols qui ne méritent pas leur nom. Du vent qui balaie, qui régale, c’est selon. Un arbuste proche, voit ses branches se serrer, puis s’éloigner, jusqu’à rompre. Une étreinte forcée et violente, puis un mouvement de recul, tout aussi brusque.

Une alternance hivernale, pour entrer chez Juin. Et le mois de la moitié, n’est pas pressé d’arriver. Le solstice, les feux de joie, tout ça…Comme c’est loin! Le soleil est là pourtant, mais il se planque. S’il a fini d’hiverner, il ne brille qu’avec parcimonie. Le talent, oui, mais ça ne suffit pas. Le talent sans travail, une sale manie?!…

Les langues se délient. Un peu. Tout ce temps à se réfugier chez soi. En soi, voire. Ces autres que l’on voit moins, que l’on ne reconnaît plus. Ce nouveau dress-code qui cache la moitié du visage, nez compris. Le goût et l’odorat, au plus bas. Les boissons chaudes ont encore du succès. Mais les terrasses…

Les terrasses sans soleil ; une sale…?!

Agur