Pluie, café et cie…

Il pleut. Il y a du vent aussi. Il pleut. Du crachin, des averses qui cinglent, un peu de grêle aussi. Les précipitations varient. Les parapluies se dressent. Affichent leurs ridicules limites aussi, avec leurs baleines chavirées par le vent.

Les conversations de ce vendredi matin évoquent le sort du Biarritz-Olympique. « Et il prend celle des cinquante mètres, il en a deux, avant, à quarante mètres, et celles-là s’il les met, il plie le match… » L’autre opine. « Il vaut mieux qu’il reste là où il est, dit-il – en parlant du demi d’ouverture en provenance de l’Aviron Bayonnais-…ah, ne m’en parle pas ! ». Et cafés pour sceller tout ça.

Il pleut. Les terrains de rugby sont interdits d’accès. De ci, de là quelques synthétiques isolés font les « malins ». Du synthétique en pelouse. Une nouvelle vague, une de plus, comme celle qui submergea les interrupteurs en porcelaine. Un truc dont on évoquera plus tard la dangerosité, avec ses petites billes noires. Mais plus tard, beaucoup plus loin, une fois que l’on y aura joué, roulé, chuté. Pour l’instant on continue de s’y vautrer. L’argument « linge propre, pas de boue, chaussures propres » a ses fervents partisans.

Il pleut. On a fini par prendre un abonnement en Euskal-Herria. Quinze jours pour commencer. Gratuit. Pas comme les chaînes payantes. Bon d’accord, ce ne sont que deux semaines. Mais c’est déjà bien pour arriver usés, en fin d’année. Irrités par les conversations de l’ordinaire, celles qui essorent les mots. « Ce temps de merde…C’est parti, on en a pour un moment…Moi, ce week-end, c’est télé et cheminée ».

Les rues de Bayonne sont grises, même la rue d’Espagne. Des hommes oranges, montent sur des échelles, des nacelles, des poubelles…Euh, non pas sur les poubelles. Ce sont des bennes à ordure. Et puis, en ville, on ne peut pas les déplacer avec des roulettes. Seul le camion spécialisé a le droit de les décoller du sol, pour les vider dans sa benne. J’aime beaucoup ce spectacle. Surtout quand il déverse le contenu de déchets triés, dans la même benne. Ça, c’est très amusant.

Il pleut. C’est les fêtes de fin d’année qu’il faut préparer. Les grandes surfaces vous accueillent à grands coups de boîtes de chocolat. La marque suisse d’Oloron produit, produit, produit. Une obsession. Les musiques, les traîneaux, les rennes, les pères Noël, les saints, les rois mages, la fille du père fouettard, sont prêts à débouler.

Balthazar, lui, va avoir un peu plus de mal;  les contrôles, la langue, etc…Va falloir justifier sa venue. Compliqué. Pluie ou pas.

Agur