Bayonne, Biarritz (1)

Jeudi soir, y’a rugby. Sans Couderc (il ne me manque pas vraiment). Léo Ferré* aurait plus de mal à s’en accommoder. Donc jeudi, y ‘a rugby.

Le jeudi : un sacré coquin, celui-là. En 1972, la journée libérée des enfants est passée du jeudi au mercredi. Conséquence d’un arrêté du ministre de l’éducation, Olivier Guichard-non, pas celui qui chante « mon vieux » !-qui a supprimé les cours le samedi aprés-midi, la durée scolaire hebdomadaire passant de trente à vingt-sept heures. Il s’agit alors de repenser le temps scolaire.

« En outre, l’après-midi libéré «permet aux maîtres de consacrer à leur perfectionnement pédagogique un temps hebdomadaire de trois heures par semaine». Il s’agit encore de repenser le temps scolaire en l’ouvrant aux activités d’éveil : celles-ci ne désignent pas une nouvelle matière, mais une nouvelle façon d’enseigner l’histoire, les sciences naturelles ou le dessin. Les professeurs doivent désormais consacrer dix heures au français, cinq aux calculs, six aux activités d’éveil et six à l’éducation physique et sportive. »

Donc le jeudi, malin, aprés avoir été la journée libérée des enfants, cinquante ans plus tard se mue en jour de rugby. Du rugby le jeudi, une seule rencontre, comme en apéritif, avant la journée du vendredi, l’ensemble des matches de Pro D2, puis celle du samedi consacrée  au Top 14. Le dimanche, un digestif à l’heure de l’apéritif, du Top14 à midi, et le petit dernier de la journée du Pro D2, pour ceux qui veulent « fromage et dessert ».

Bon, vous avez retenu l’essentiel : jeudi, Jean Dauger, vingt heures quarante-cinq minutes, Bayonne reçoit Biarritz. La chaîne cryptée fera office de connétable. Ou maîtresse des horloges. Ça parle même au locataire de la rue du Faubourg Saint-Honoré, c’est dire…

Agur