Conversations…

Là, là tout de suite, la discussion n’est pas entre douceur humide ou froid sec. Non, ç’aurait été trop simple. Douceur humide, couleurs  vertes au Pays Basque, tout ça, ça y est, vous vous remémorez ?!… Ce froid que l’on ne connaît pas et qui nous va si bien, parce qu’au moins les microbes, et c’est plus sain, et patati…Non, cette question fondamentale, maintes fois traitée, est presque réglée, désormais.

Le sujet du moment, traduit en complainte, est plutôt :  » on ne sait plus comment s’habiller ». Ah, oui, c’est la litanie en tête au hit-parade d’ici, Pays Basque et Côte Basque. Intérieur et côte. Tous touchés. Les Manech, les Zubero, les Labourdins !

On ne sait plus comment s’habiller. Il y a du soleil. Du vent. Une brise de Nord-Ouest, pour être précis. Alors, c’est du frais avec du soleil au-dessus. Quelques rayons pour réchauffer l’atmosphère, qui reste froide, derrière cette illusion dorée. D’où la rengaine : on ne sait plus comment s’habiller.

J’ai beaucoup réfléchi à ce sujet. Cette légitime préoccupation. Cette douleur métaphysique. Je n’ai pas de réponse, plutôt des réponses, des  éléments de réponse comme on dit maintenant. Je vous les cite, pêle-mêle.

« Etre habillé pour l’hiver », n’est plus d’actualité.  « Comme un as de pique », et pourquoi pas si l’on a du cœur. « Mieux vaut court vêtu que montrer son cul », dit-on encore, mais cela peut se discuter. J’apprécie en effet, que l’étoffe s’efface.

« Le singe en habit de soie n’en est pas plus beau pour cela », chacun ici reconnaîtra un autre, évidemment. Enfin, je vous livre celui-ci, en guise de conclusion.

 » Quand vous auriez au dedans toutes les qualités, si vous êtes mal habillé, tout le monde vous méprise. — Quoique la chauve-souris soit intelligente, elle est évitée, dit-on, par tous les oiseaux.  »

Agur