Péripéties et visions d’ici

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Le mardi soir, cette vision d’aisselle renversée, au-dessus de Mauléon Licharre. Entre deux hauteurs. Une aisselle peuplée d’arbres. Des arbres baignant dans un halo lumineux. Superbe. Fugace. Un instant à caresser.

Jeudi, les moutons en bande, dispersés, regroupés. Du vert pâturage, du noir d’aprés écobuage. Les pour, les contre. L’interdiction du préfet. J’imagine l’impact sur quelques-uns. L’agacement chez d’autres. Elle est assise à l’extérieur. A l’aéroport de Biarritz. « Je pars en rando avec mon fils en Norvège, j’ai oublié le jambon…On va me l’apporter » Effectivement, le barbu grisonnant zélé, attaché (?!) arrive, nourriture terrestre en avant. Je souris. Cette volonté de conquérir le Monde, jambon, chocolat en bannière. C’est tout nous, ça !

Les ruminantes ruminant, allant, proches, dispersées. Des espèces de blondes d’Aquitaine, pas  blondes. Sur la hauteur, un groupe. Des  sentinelles, même pas attentives. De dos à la route qui vire, en contrebas. Un regard nonchalant, au cas ou. Le petit chat gris ne verra pas le printemps. Pas plus que ce petit oiseau, gisant prés du marché à Saint-Palais. L’on a déversé la glace pilée, de la poissonnerie, au pied d’un arbre. Toujours le même. Celui qui a droit à un bain de pieds, glacé, chaque vendredi.

Traitement de faveur ou châtiment récurrent ? Qui peut le dire ? Le printemps est entré dans l’hiver, qui l’a laissé faire. Un court hiver, comme s’il s’agissait de ne pas ajouter de rigueur en ce temps rude et retors.

Agur