RUPTURE

Mais dans quoi vivons-nous ? Dans un pays, la France, lui-même dans un ensemble, l’Europe. Avec nos meilleurs amis du monde, les Allemands, si ce n’est trois épisodes belliqueux, n’est-ce-pas ?!?… De temps en temps, nous jouons les redresseurs de torts : un coup sur les oreilles des Grecs, tirage des cheveux des Italiens, injonctions aux uns et aux autres, certainement assorties de menaces, à grand coup d’oseille, surtout pas fraîche !!!

Et dans cet ensemble, unis par la monnaie appréciée, très appréciée même, dans ce marché unique où nous pouvons circuler librement, nous ramons. Nous ramons, pour notre bien, bien sûr, mais nous souquons. Depuis Bruxelles, le roulement des tambours donne le rythme. Un monsieur issu d’un paradis fiscal, donne le la, jusqu’aux prochaines élections européennes. Jusque-là, tout va bien.

Les Britanniques veulent s’en aller. Mais apparemment, cela ne se passe pas comme ça. Le divorce semble assorti de conditions sévères. Pas question de récupérer un vingt-huitième de la télévision, du réfrigérateur, de la gazinière, du micro-ondes, du grille-pain, etc…Que nenni !

Pas question de consentement mutuel. Y’a du pognon sur la table. En dessous, sans doute également. Personne n’est plus maître chez soi. Ou plutôt, personne ne sait exactement de quoi il est maître. De très loin, d’où je suis, j’ai le sentiment que chaque état ne décide plus qu’à la marge, disons, en étant généreux, un quinze pour cent de son budget propre. Le reste des dépenses est ordonné par l’Europe.

Comment, par qui, on ne sait pas trop. Pas précisément. On a juste compris et retenu que lorsque l’on nous demande notre avis, comme pour Maastricht, on peut dire « non », mais ils feront « oui ». Parce qu’ils savent mieux que nous. Parce qu’ils ont étudié, ils ont l’air sérieux, ils manient des chiffres, prennent des grands airs. Ils gèrent la dette, qu’ils ont créée, ils sont faits pour ça. Ce sont des champions, en fait.

Pour en revenir aux citoyens d’outre-Manche. Ceux-là sont définitivement mal barrés. En plus avec des frontières à redessiner en Irlande. De quoi trembler légèrement, avec son crayon à papier. Des coups de gomme, mal maîtrisés, à déchirer la feuille même…

La pension alimentaire semble élevée. Et ça ferraille dur. Parce que « je te tiens, tu me tiens par … », certes, mais bientôt il va falloir dire aux électeurs, quel est le prix à payer pour faire partie de cet ensemble, ou le quitter. Et forcément, les poches de certains vont se trouver allégées.

Il fait beau au Pays Basque. Les nuages aussi, semblent les poches vides. Jusque-là, tout va bien.

Agur

 

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