« Joueur de blues…au Connemara »

C’est la course cycliste à Saint-Palais. Des hommes rouges, doudoune et casquette. Podium et structure gonflable, rapidement sur pieds. La journée démarre en fanfare, radio-phoniquement s’entend. Je me retrouve « joueur de blues », au lever. Joueur debout, de boue, de bouse, passe encore. A moins qu’il ne s’agisse d’ une mélancolique intonation. Oui, plutôt de ce côté-là, en fait.

Quant à envisager un exil, fut-il au Connemara…Il y a un peu de marge. D’ailleurs nul endroit n’est plus vert que le nôtre. Nul pâturage constellé de touffe laineuse, aussi soigneusement. Deux chevreuils sur la hauteur aprés le Baigura, plus haut que les bovins et les ovins sont également d’avis.

Le marché en mode hivernal, ne semble pas en pincer particulièrement pour la « petite reine ». L’épreuve cycliste porte le nom d’Essor Basque. Après trois ascensions, histoire que les champions retiennent dans leurs corps et leur esprit, qu’Euskadi se mérite, les coureurs arriveront à Saint-Palais, sur le coup de seize heures.

Il restera alors deux heures trente de jour, sans faire appel à la lumière artificielle. Février, le mois court. Février,  la morsure d’hiver qui entame la nuit, au lever comme au coucher. Comme une tablette de chocolat, que l’on croquerait à chaque extrémité. Un hiver gourmet. Avec un air de blues venu plutôt du Mississippi, même si le Connemara…

Agur

btr