La fin douloureuse du parapluie

C’est la complainte du parapluie. Une vie passée à parer. Une ambition dévorante, qui conduit sûrement à la défaite. Celle du pare-brise, du paratonnerre, celle enfin du pare-soleil.

Tous ces ustensiles qui se sont attaqués à des montagnes. Des astres, voire. Pour celui-ci, l’échec patent est retranscrit encore plus durement. Même pas enfoui dans sa sépulture. Même plus à l’abri des regards. Les barreaux ajoutent encore au « cruel » de la situation. Soit un enfouissement, toujours vivant. Soit un enfermement, comme pour priver son âme d’un « ailleurs » encore possible.

Combien les baleines ont-elles souffert, pour échouer ainsi…Elles aussi ont « mérité mieux ». Mieux qu’une traque permanente, que ces assauts dont elles n’ont pu se dépêtrer. Pire, traîtrise ultime, ces rafales de vent, qui les ont délogées.

L’épilogue du parapluie. Une humiliation, au cœur de l’hiver.

Agur

 

btr