Pause

Le sol est détrempé. Depuis quelques heures. Un aprés-midi, en fait ;  c’est le répit. Il ne tombe rien. Soit le robinet est fermé. Soit occupé à pleuvoir ailleurs. Tout est délavé.

Des oiseaux impassibles, dans une posture pensive. D’autres, sans vergogne, regardant sous les jupes des vaches. Quelques hérons garde-bœufs, semble-t-il. Nous allons quitter « Janvier », sûrement déjà un bon signe.

Les automobiles semblent moins favorables aux gilets jaunes. Ou plus discrètement. D’ajouter une liste supplémentaire pour quelques suffrages qui se rallieront ensuite aux plus droitiers, m’engage beaucoup moins. Le peu, l’absence de remise en cause des gouvernants est impressionnant. Les journalistes, malmenés, agressés pour certains, effarouchés et omniprésents, disent leur mal-être. Bégaudeau, Onfray…ça ne leur plaît pas trop.

Le porte-parole du gouvernement, dans sa dernière intervention, faisait chanter et danser les chiffres. Tous bons, et parfois rarement atteints. Ou alors il y a bien longtemps. Le prélèvement des impôts à la source se révèle un succès de plus. « Tout va très bien, madame la Marquise.  »

Ma grand-mère avait le sens de la formule. Un vrai sens de la répartie, « Bayonnaise ». Ça fusait. Ainsi, je l’entends encore, sourire ironique, ou mine sévère, selon… »qui soi-même se vante, de merde se couronne »…

Agur