Ça déborde

De l’eau chargée de colère et de souffrances, de ras-le-bol. Le débat, oui, le grand débat. Le locataire de l’Elysée en deux coups de cuillère à pot, en Province. Une fois au Nord, une fois au Sud. Des conversations avec des maires. Des paroles qui s’envolent. Déjà. Des formules, faussement « peuple » aprés un « pognon de dingue », « open bar »…Du familier branché. Une entourloupe de plus.

D’un ciel chargé, de nuages légers ou lourds. Qui crèveront en se répandant. La défiance, la méfiance, la peur de l’autre. C’est là et bien là. Un joli terreau. Ce lit qui ne contiendra plus longtemps ce libéralisme donneur de leçons. On ordonne à Caracas, quand on agresse à Paris et partout en Province. On mutile ici, on arme la violence pour réprimer violemment. On est partout. On décide de tout. Ou de rien. On a un avis sur tout.

Des élections européennes à venir. Avec un barrage fasciste par-delà les nations. Un truc avec des sous pour nous faire peur, une fois encore. Ça va marcher et ça ne va pas marcher. La menace, le danger, nos enfants, nos valeurs ! Tout ce catéchisme fumeux on va encore y avoir droit. Il suffira que quelques entreprises « bienveillantes » décident de ce qui est bon pour elles. Ceux-ci ou ceux-là. Ceux qui seront susceptibles de les gêner le moins. Ceux-là risquent de gagner. Nous on va perdre.

Des héritiers vont se présenter à nous. Les qui-vivent-du système et le dénoncent quelques heures tous les quatre ans. Les gilets tournés, retournés, défaits, rincés à la fin. Les foulards. Les alliances, les tractations, les mensonges et le vocabulaire confisqué. Là-encore, des experts feront mine de séparer le bon grain de l’ivraie. Ils en retireront immédiatement des bénéfices. Des divisions qui empêchent les additions et les multiplications.

Ça déborde.

 

 

 

btr