« …De se tout dire… »

Des bribes de discours…Des paroles venues d’Afrique jusqu’en Europe…Un cheval imperturbable, relié à une maison à l’entrée de Lescar, juste aprés le golf. Une carcasse d’avion, à droite. Un fuselage posé. Vrillé. Antédiluvien.

A la radio, qui m’accompagne, j’entends, j’attrape ces jolis mots, cette expression si touchante.  « …on se permet de se tout dire », un peu plus loin, il répète.

Avant, deux femmes qui se rencontrent, puis se re-rencontrent, dans un centre de cure. Citées, la seconde fois par les thérapeutes ou formateurs, comme un exemple. D’échec. « Macron nous prend pour des cons ». Au rond-point, suivant. Et puis des flots de véhicules, aux abords des centres commerciaux. La fièvre acheteuse, rarement combattue, mais de plus en plus évoquée, comme cause de nos maux. Les calculateurs appellent cela de la croissance.

Pour cette notion, j’en suis resté à la toise. Aux traits parfois tracés de façon solennelle par des aïeux, qui savent que le temps fera son oeuvre. Balisant, par avance, une descente vers la cave, pour une bonne bouteille, un événement à fêter.

Quelques pas en allant, quelques autres sur le retour. Sur le ton de la confidence, de l’étonnement, de l’émotion, de la bienveillance. Quelques mètres avec de jolis éclats de « se tout dire »…

Agur