Faits d’hiver cette fin de semaine

Le porte-parole a vu sa porte d’entrée, fracassée. Il demande une condamnation très sévère, pour cela. Il distingue les bons manifestants, qui n’arrivent pas à joindre « les deux extrémités » des autres, violents. Il parle d’ultra-violence, aprés l’ultra-droite, l’ultra-gauche.

Le porte-parole continue son exercice quotidien, ou peu s’en faut. Il évoque « une capitulation ». « Un esprit munichois »…Celui qui vit Daladier applaudi, à son retour en France, aprés une entrevue avec Hitler en septembre 1938.

Pour résumer de manière lapidaire, il s’agissait à cette époque d’abandonner la Tchécoslovaquie à Hitler. En France, seuls les communistes votent contre la ratification des accords à la Chambre. Le Front Populaire se fissure…

Un « grand débat » doit s’ouvrir. Toutes les interventions du porte-parole délimitent l’espace de liberté à venir. Il sera réduit, forcément. Très réduit. Comme il n’est pas question de remise en cause.

Le porte-parole continue, évoquant pêle-mêle le champ républicain et ceux qui en seraient sortis, selon lui, son obsession d’un travail qui (se) paie de cotisations sociales exonérées,  sa vie privée, des menaces à l’encontre de son épouse  » qui ne fait pas de politique ». Délicieux.

C’est l’histoire de quelqu’un dont la porte d’entrée du bâtiment a été emboutie par un trans palette. Quelqu’un qui se proclame  » République », répand les amalgames, excipe quelques coups de poing pour évoquer un coup d’état. Et l’entendre constitue pour moi une vraie violence.

Agur