Bide* movie ; Saint-Palais, Itxassou

De jolies départementales qu’on enfile en regardant devant et sur les côtés. Des moutons. Les plus nombreux. Épars, en grappes, guidés par un beltz*-ici le noir vaut des dizaines de blancs- des vaches, des chevaux. Par ordre décroissant de population.

Les ovins sont accompagnés par des pâtres en quad, avec un casque de bicyclette -pour la version « enfants »- ou par un bipède qui marche devant. Derrière ça suit. De la terre, du crottin, un peu de boue ; les tracteurs circulent.

Après avoir laissé « Max et les Ferailleurs », sur la gauche, en direction de Lantabat, on aboutit à Iholdy. Une grande ferme avec un enclos fait de glissières de sécurité, dont on ne sait s’il protège, les automobilistes ou les ruminants…

La maison de retraite, l’air pimpante, ne constitue, cependant pas, une invitation à mon voyage. La maison de la petite enfance,un peu plus loin, la maison Elizabelar, avec ses échauguettes à chaque angle, surtout, balisent joliment le trajet. Plus tard, en me renseignant, j’apprends que cette antique bâtisse dispose d’une toiture à croupe. De quoi avoir le sourire en se dirigeant vers Hélette. Le bourg qui fête les « Catherine » à grands renforts de chevaux, poneys, mules, chevaux de trait. Croupes encore…

Le Baïgura masque son sommet dans un halo de brume. Les feuilles garnissent les bas-côtés en se rapprochant de Louhossoa. A priori, les souffleurs ne viennent pas jusque-là !

Les clôtures ornées de poils blancs, des touffes arrachées, accrochées au passage. Ce sont des attrape-rêves, version Pays Basque. Un signe, une trace pour adoucir le barbelé. Les couleurs vont du vert, de ses sept mille nuances, ici, au brun, roux, marron, ocre. La brume est plus dense sur Itxassou. Un ciel plus bas, comme une ombrelle que le plus petit tiendrait, sous laquelle on se blottirait avec envie. L’année se tire, sans mot dire.

Les ronds-points tournent rond. Les palettes se font rares. Pourtant…

Agur

Bide: chemin, voie en basque

beltz : noir, en basque