La vérité de la violence

Une séquence violente. Une de plus. Un moment pré-fabriqué, mettant en scène le locataire de l’Elysée. Homme-tronc. Figé dans sa posture. Avants-bras, mains posées sur le bureau. A plat.

Un monologue court. Les yeux sur le prompteur. Très peu d’humains dans la pièce. Le moins possible. Un exercice quasi-solitaire, quand l’orateur est censé s’adresser à des millions de personnes.

L’intransigeance, face aux violences provoquées. La perfidie à son paroxysme. Ainsi certains bénéficieraient d’augmentation de salaires que ne paieraient pas les entreprises. D’autres travailleraient plus pour bénéficier de primes, non soumises à l’impôt, n’ouvrant droit à… aucun droit. La persistance d’une politique du très court-terme. D’un pays obéré par les charges.

Il restera à évoquer ce qu’est l’identité profonde des français pour (mieux ?!) aborder la question de l’immigration. Une conclusion « hors-sujet » très maîtrisée. Une pointe d’aigreur, d’acidité. Une voie vers la division, le ressentiment. Des coupables qu’il faut trouver et qui se trouvent ailleurs. Forcément. L’art de détourner la colère. Une grande violence…

Agur