Violentes paroles du porte-parole

La violence, montrée en boucle. Les violences qu’ils ne sauraient tolérer. Les « casseurs » qui s’en prennent aux symboles  de la république…

C’est sidérant cette aversion de la violence, de la colère des autres. De ceux qui comptent (leurs petits sous) dont ils souhaitent qu’ils ne comptent pas ( leurs voix), comme en 2005, à propos de cette Europe libérale, dont nous ne voulons pas.

Leurs propos sont empreints, d’arrogance, d’allusions perfides, souvent. Le porte-parole du gouvernement manie la violence, au quotidien, lui. Un aperçu du florilège :

« La plus élémentaire des courtoisies aurait été de prévenir le premier ministre et le président de la république » à la fin du mois d’août, lors de la démission de Nicolas Hulot.

« Et parlant du candidat de ceux qui fument des clopes et qui roulent au diesel » à la fin de ce mois d’octobre.

Aujourd’hui, il déclare encore :

« Penser que, comme on a toujours fait depuis 30 ans, un petit geste et puis on met bien la poussière sous le tapis, et on ne règle surtout pas le problème fondamental et structurel, et ça recommencera dans six mois, douze mois, dix-huit mois, ça franchement, ça n’est pas être respectueux ».

Ainsi, nous voilà enfin désignés pour ceux que nous sommes. Une métaphore, d’abord irritante. Ce que nous sommes, ce que vous êtes, vous aussi, monsieur. Un grain de poussière. N’en doutez pas !

J’ai d’abord éprouvé de la colère, en vous entendant, puis quelques instants plus tard un vif plaisir. Votre métaphore s’avère lumineuse. Je me délecte de vos propos. Vraiment.

Car enfin, vous venez de le prouver, un peu tard certes, mais tout de même. Vous êtes aussi d’une grande pertinence. Comme en atteste le choix de vos mots. Je crois en effet que nous n’irons pas sous le tapis. Pas nous.

Vous, par contre, vous êtes au tapis. Vous allez bientôt faire votre bagage. Personnellement, j’aurais un grand plaisir à vous botter les fesses, pour vous faire hâter. Mais, rassurez-vous, je ne le ferai pas. Non pas pour ne pas être taxé de « violent », encore moins par charité humaine. Tout simplement parce « qu’au temps ou les faux-culs sont votre majorité »* je ne saurais trouver « la moitié de votre cul à botter »*

Au moins votre départ, vos mots et votre arrogance en moins, j’aurais l’impression de vivre dans un monde moins violent.

Agur

 

 

Paroles de « Hommage aux fesses » G.Brassens, « Ils ont voté » L.Ferré

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