Le sapin

Ceux qui gouvernent (suite) :

Ils vont encore une fois en faire des caisses…Des caisses en bois, comme leur langue. Avec leur mots polis et rabotés. Leurs mots sournois. Leur langage d’initiés. Des mots comme ces mines de crayon, terriblement pointues. Des pointes redoutables pour nous piquer, nous crever. Même et surtout à travers les écrans de télévision.

Leurs chiffres ne valent pas mieux. Ils dissimulent leur vérité, si douloureuse. Pour ceux qui comptent. Jamais dite, jamais énoncée clairement. Ils nous submergent d’indices. Des « amis » payés grassement, déclinent ainsi la vie. En désespérance. Ils se gardent bien d’évoquer un cap, le seul qui renseigne nos corps et nos destins.

L’espérance de vie en bonne santé. Un cap que nos cotisations doivent dépasser. Bien joué !!!

Ils misent sur les fêtes. Des fêtes qui n’existent pas. De la magie pourrie que l’on doit au fabricant de soda. Du sucre à boire pour s’habituer à en manger, à en ingurgiter jusqu’à l’obésité. Du sucre. Un arrière-goût des plantations et des humains maltraités. Humiliés. Un dérèglement programmé de nos appareils digestifs. Et du reste de notre substance.

Ils plantent des sapins. Les  mélodies dégoulinent. Les volailles frissonnent. C’est la double peine. Le moment pour être heureux. Pour faire des cadeaux. Les guirlandes scintillent. Les décorations, les émerveillements. Oui.

Mais moi, du sapin, je retiens la sciure. Et cet arbre, plus mort que vif, enfoncé dans la dalle, que l’on a cassée à cet effet. L’art de faire du faux, avec du vrai. L’ultime tromperie du calendrier. Digne d’un « maître des  horloges »…

Agur

bty