Rugby, armistice et boutonnière

La « fenêtre » de novembre. Une période de matches internationaux de rugby. Ceux de l’hémisphère Sud viennent en vadrouille, ici. L’occasion d’évoquer une participation commune à quatre ans de malheur. Sous la tyrannie d’incapables. Nous, nous allons là-bas, en juin, à une date soigneusement choisie pour priver les champions de France d’un moment de partage avec les leurs. Pensez-donc !!!

Mais restons en Novembre. Il ne fait pas vraiment froid, mais plus chaud non plus. Le stade de France ne peut pas héberger tout le monde ; c’est pour cela qu’il reste à moitié vide. On est tellement mieux entre soi. Pensez-donc !!!

« Quand mettrez-vous les sans-papiers hors de chez nous ? » avait demandé l’ancien combattant. Poignée de main ferme. Menton en avant. Décidé. Un type, façon adjudant Kronenbourg, de Cabu. Sourire. C’est marrant ce goût des questions chez certains anciens militaires. Vingt-cinq mille étrangers représentant cinquante nationalités, cent trente quatre mille « colonisés » envoyés combattre en Europe. Discriminés avant, pendant et aprés les combats. Pensez-donc !!!

Mais, cette année, c’est l’armistice. Le locataire de l’Elysée, s’est offert une tournée, plutôt régionale, prés de la ligne Maginot. Oeuvre indiscutable du génie français. Une fleur bleue à la boutonnière. Un symbole de plus. Une commémoration supplémentaire. Un souvenir à honorer. Après la jonquille et d’autres,  le bleuet.

Le locataire de l’Elysée, des sportifs. C’est marrant ce goût des fleurs, aprés celui du sang. Le président, frappé par la ressemblance entre la situation actuelle et celle des années 1960. Le goût des fleurs, avant celui du sang. Pensez-donc !!!