Le sapin

Ceux qui gouvernent (suite) : Ils vont encore une fois en faire des caisses…Des caisses en bois, comme leur langue. Avec leur mots polis et rabotés. Leurs mots sournois. Leur langage d’initiés. Des mots comme ces mines de crayon, terriblement pointues. Des pointes redoutables pour nous piquer, nous crever. Même et surtout à travers les écrans de télévision. Leurs chiffres ne valent pas mieux. Ils … Continuer de lire Le sapin

Dégueuler, dégobiller, gerber, rendre, vomir…

Les gilets jaunes tenus de déclarer à la Préfecture leur action. Les sans-chemises, qu’ils ont du mal à cerner. A comprendre. Les gilets de détresse, que l’on met en cas de panne, d’incident, d’accident. Pour se mettre à l’écart. Pour ne pas gêner. Pour demeurer encore en vie, un peu, tout en se décalant. Déclassés. Dépassés. Comme on arrive plus à « prendre sa place dans … Continuer de lire Dégueuler, dégobiller, gerber, rendre, vomir…

Donapaleu igandea…Dimanche matin à Saint-Palais

Ils sont six. Ils n’ont pas fait naufrage. C’est plutôt une prolongation, de la nuit. De la fête. Un garçon assis avec son accordéon chromatique, donne le ton. Ça chante, ça rit. Quelques tranches de jambon, l’emballage plastifié éventré…Des commentaires à voix haute. Des cris. De la bonne humeur. Le jaune toujours présent, en verre, cette fois. Ces deux-là vont dormir de tout leur soul, … Continuer de lire Donapaleu igandea…Dimanche matin à Saint-Palais

Uhart-Mixe vers Uhart-Cize

Sur la départementale 933. D’un Uhart- étymologiquement « entre les eaux »- à l’autre. Des pays, à l’intérieur de la Basse-Navarre. De Mixe, « capitale » Saint-Palais et de Cize, « capitale » Donibane Garazi. Une belle route. Des troupeaux rassemblés, les vaches qui donneront de la viande sur la hauteur. Les moutons en conciliabule à Uhart-Mixe. En dépassant le village, le cimetière parfaitement délimité. La haie, ici, n’est pas celle … Continuer de lire Uhart-Mixe vers Uhart-Cize

Deux renards sur la route

« Le Loup et le Renard sont d’étranges voisins : Je ne bâtirai point autour de leur demeure » Mais deux renards sur la départementale 933, affolés dans la lueur des phares ne songeaient guère à retenir la commère Cigogne. Deux beaux renards, blonds plus que roux. Les voilà troublés, effrayés, faisant des bonds, sur la ligne continue. Chacun détale d’un côté. Celui qui a choisi la … Continuer de lire Deux renards sur la route

Comme « ils » parlent, à France Culture, ce matin et ailleurs…

Son sourire s’entend clairement. Professionnel. Alliot-Marie était remarquable dans ce domaine. Une façon de sourire, sans à propos. Même pour dire une méchanceté. Pour désarmer une critique. Ce sourire-politique. Travaillé, pas poli. Comme une inspiration avant de s’élancer. Peut-être même un procédé, destiné à faciliter une recherche active. Parfois, les yeux qui montent, dans une posture de voltige aérienne. Pour aller chercher dans le passé, … Continuer de lire Comme « ils » parlent, à France Culture, ce matin et ailleurs…

L’itinérance mémorielle, la Grande guerre et la vraie vie

Le 30 mai 1917 Verdun 6 novembre 2018 Charleville-Mézières 7 novembre 2018 Léonie chérie J’ai confié cette dernière lettre à des mains amies en espérant qu’elle t’arrive un jour afin que tu saches la vérité et parce que je veux aujourd’hui témoigner de l’horreur de cette guerre. Quand nous sommes arrivés ici, la plaine était magnifique. Aujourd’hui, les rives de l’Aisne ressemblent au pays de … Continuer de lire L’itinérance mémorielle, la Grande guerre et la vraie vie

Rugby, armistice et boutonnière

La « fenêtre » de novembre. Une période de matches internationaux de rugby. Ceux de l’hémisphère Sud viennent en vadrouille, ici. L’occasion d’évoquer une participation commune à quatre ans de malheur. Sous la tyrannie d’incapables. Nous, nous allons là-bas, en juin, à une date soigneusement choisie pour priver les champions de France d’un moment de partage avec les leurs. Pensez-donc !!! Mais restons en Novembre. Il ne … Continuer de lire Rugby, armistice et boutonnière

Une semaine en Novembre

Une semaine de veille du onze novembre. D’itinérance. Si j’avais une semaine, à perdre haleine, j’aurais évité les Ardennes. Ou plutôt, oui, mais cap sur Charleville Mézières. Et pas ailleurs. Sûrement pas. Charleville. Point. De la poésie aux armes. Du port Ardennais jusque vers Marseille,  Chypre, l’Afrique, ailleurs…Plusieurs ailleurs, d’ailleurs . « Des armes et des mots c´est pareil Ça tue pareil II faut tuer l´intelligence … Continuer de lire Une semaine en Novembre