Du grain à Saint-Palais

De gros camions sur les départementales. Des tracteurs, haut-perchés, avec d’autres engins agricoles qui imposent le respect. Des verts, des jaunes. Des illuminés qui rôdent dans les champs, le soir tard, pour des nocturnes d’automne. Du grain à moudre, en poudre, à en découdre. De quoi nourrir ces vaches qui, par magie, donneront du lait aprés. Du maïs humide, sec, de l’amidon et même de la boisson…

Les champs, devenus mornes plaines. Les rangées de fières tiges, flétries et jaunies. Des lambeaux. Il fait bon, doux encore. La saison fatale au maïs démarre. Les vendanges sont à venir.

On commence même à parler de Noël. Du froid qui va venir et du jour qui se taille en douce. De ce jour, qui prend son temps le matin, pour bientôt nous quitter, sur le coup de dix-sept heures. A ne plus savoir s’il faut continuer avec la théière ou bien opter pour la bière. Les bières, d’Oktoberfest, de Mars, de Noël. Les bières, jusqu’à la dernière. Pour fêter le grain.

Agur

 

 

bty