La Force

 

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…n’est pas que Basque. Mais elle est célébrée, ici. Appréciée, commentée. Les représentations d’été, sont aussi d’innombrables occasions de se confronter. Les invitations à l’égard du public, un clin d’œil souvent délicieux. Quelques spectateurs font état de leur force et…forcent le respect. La majorité vient s’essayer et mesure l’écart.

La dureté et l’âpreté de l’effort. La ténacité du grand de Zuraïde, capable d’effectuer plus de 22 allers-retours, avec deux bidons de lait…remplis de sable. Deux récipients qui n’offrent pas de poignée amicale. Deux blocs. De trente-cinq kilos, qui font vous allonger les bras. A chaque pas. La douleur qui vient dans la région du cou, avec ses muscles sterno-cléido-mastoïdien qui vivent là et qui vont se mettre à râler avec le trapèze.

La douleur installée, les bras gagnant vers le bas qu’il faut contenir pour que les bidons ne frottent pas. Le pas qui n’est plus gracieux ni léger depuis longtemps, le sol attaqué par le talon qui se fiche de plus en plus durement sur le goudron. Le visage qui se crispe, qui se tord, la transpiration que l’on ne peut pas essuyer. Les applaudissements des gradins plus que mérités pour ces champions anonymes.

Agur