Issue

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Un mur de briques. Une autre brique dans le mur. Avec une bordure peinte en ocre.

Et une porte. Une porte d’entrée. Bien encadrée. Une porte qui donne…Ou pas. Envie d’entrer. Pour se retrouver nez à nez avec une entrée, un couloir, deux portes, de la place perdue. Une rue étroite desservant des cubes appelés « chambres », « salon », « cuisine », salle de bains ou d’eau. Des objets, des bibelots, des tapis qui aiment se rouler dans la poussière. L’odeur du tabac, qui a élu domicile, là. Du chien mouillé. Des chats qui pissent. Qui s’oublient.

Une porte d’un projet remisé. Avec de hautes herbes, juste derrière. De la verdure à faucher. A condition de ne pas l’être. Des promesses, d’hypothétiques promesses, avec des hypothèques pas très coquettes.

Une porte. Fragile. D’une époque révolue. Avec des mouvements d’humeur, supportés, encaissés, sans broncher. Sans sourciller. Mais des petites blessures qui vous usent à la fin. Les verrous qui ne font pas peur. Pis, ils constituent presque une incitation à entrer.

Une porte. Parce que le passage est là. La brique ne sourcille pas. Sûre d’elle.

Les briques. Empilées, solidaires, forcément liées. Plus petites. Colorées. Plus accessibles que le parpaing. Des demeures de mineurs de fond entr’autres. Des constructions semblables qui donnent à penser…De l’égalité à l’équité. Du « tous pareils » et comment exister, se fondre dans la masse, dans le quartier, sans se perdre ?!…