Blanc panache

bty

Une corde. Pour aller et venir. Pour amener à soi aussi. Une corde à linge. Une corde de sortie, surtout quand elle n’est pas de pluie. De linge blanc. Qu’on a dû laver en famille. Même si les familles passent plutôt par les machines. C’est plus pratique pour communiquer, n’est-ce-pas ?!…

Une corde. Avec la parabole du premier de cordée. Qui tire et qui tient ?. Qui symbolise la cordée ? Ceux qui tiennent…le manche ?! Une corde pour étendre, non pas s’étendre. Une corde pour suspendre et non pas pendre. Une corde impavide. Qui supporte le poids du linge mouillé, peu essoré. Sans mot dire.

Une corde. Qui raconte, qui dévoile. Un clin d’œil à la pudeur,  partie se cacher. Enfin, au dernier moment, elle s’est ravisée. Elle a décidé de faire font. La voilà, le rose aux joues, suspens-nue, elle aussi. Elle ferme les yeux pour ne pas voir. Croise les doigts pour que le soleil fasse son oeuvre. Que les blancs sous-vêtements s’en retournent. A la besogne. A leur vraie place. Discrets, sous les vêtements, justement.

Une corde. L’humeur badine à soupeser, à jauger, à se figurer. Les chairs qui débordent, le blanc de rigueur. Les couilles qui pendent…sans corde. Un élastique têtu, un obsédé du tour de taille. Un de ceux qui ne lâchent pas l’affaire, quitte à perdre un peu de lest. Le maintien, le blanc maintien, celui qui dit son âge toujours fidèle au coton. Des dessous qui font encore la corde raide. Et ça leur va plutôt bien.

Agur