Jusque-là… (2)

Des innombrables bienfaits de la venue, ou plutôt de la survenue du Printemps. Changement de tenue oblige, je me suis fait les poches…Du blouson à la parka en passant par la doudoune, tous les vêtements que la pluie m’obligeait à porter. Et…

Un trésor à la fin. Des pièces par-ci en pièces par-là, de la ferraille comme on dit vulgairement, mais en pluie oserais-je. Des centimes d’euros, par dizaines, des pièces nichées jusque dans des porte-monnaie de fortune (?!), quelques emballages de mouchoirs en papier…Une illustration très personnelle de « l’argent n’a pas d’odeur », j’en conviens.

Bref, ce matin, je descends au café et je ne sais pas quand je m’en irai. J’ai de quoi soutenir un siège, ou abreuver tout le quartier. Essayer de battre mon record du monde personnel de cafés, parvenant ainsi à un tremblement conjugué de tous mes membres…Sombrer dans l’alcool pour oublier la peur du lendemain forcément moins florissant, sans poches à explorer encore…Passer du café à l’alcool pour mieux supporter les variations climatiques, voire les amadouer…

Hormis ma situation matérielle qui s’est donc considérablement et subitement améliorée, j’ai aussi procédé à une relecture de mon vestiaire. C’est ainsi que les pantalons longs sont grimpés à l’étage de l’armoire, les courts à portée de mains, ce qui est logique pour du tissu destiné à couvrir le bas (?!)…

Reste plus que le grand nettoyage de Printemps. Mais là, j’attends encore un peu. J’ai besoin de savoir la consistance de cette saison intermédiaire, celle que l’on jugera par sa capacité à emprunter les ponts de mai, avec du soleil, du sourire et des rires, des chants. Son action sur les cours d’eau qu’il s’agira de faire briller, le soleil moirant la surface des eaux…Le tout sans pluie.

Agur