400…

C’est ma quatre-centième écriture. Sans compter les ratures ou les bavures.

J’ai décidé de fêter ça. A grands coups de…Quatre cents coups, plutôt.

Quatre cents coups. Une expression qui nous ramène au passé.

« Au XVIIème siècle, Louis XIII décide de rendre plus fort son pouvoir sur les différentes provinces du Royaume de France. MONTAUBAN, considérée comme un carrefour et un centre intellectuel, entre en résistance contre le pouvoir central et refuse de prêter fidélité envers le Roi.
Montauban était une ville protestante.

En ce début d’année 1621, les armées royales convergent vers la cité des bords du Tarn. Louis XIII pense venir facilement à bout de ces irréductibles Montalbanais…
Pour effrayer ses opposants, et hâter la fin du siège, il fait tirer simultanément 400 COUPS DE CANON. La fumée se dissipe et, ô stupeur, Louis perçoit de grands éclats de rire provenant de la cité…Le souvenir restera. On parlera encore longtemps des 400 COUPS DE MONTAUBAN.
Sous la direction du premier consul Jacques DUPUY tout juste âgé de 26 ans, ils ont fait des provisions, engrangés blé et autres victuailles. Près de 20 000 personnes sont retranchées derrière les remparts et les fortifications, prêtes à soutenir l’assaut. Les soldats de Louis XIII s’affairent. Tout est prêt, les coups éclatent comme autant d’orages, une odeur de poudre se répand, sinistre présage…Puis le silence retombe…
Rien ne se passe : leurs voeux n’ont pas été exaucés, les montalbanais ne se rendent pas. Ils ont résisté en s’amusant dans la cité et en faissant bombance pendant que sur les remparts de la ville, déferlent les boulets…
Montauban a gagné la bataille…
Qu’importe si l’artillerie royale ne disposait que de…39 canons !

« Quatre cents coups ». Un film, bien plus tard, en 1959. De François Truffaut, avec Jean-Pierre Léaud. La Nouvelle Vague.

Pas exactement le programme des plages, ce jour. Un petit coefficient, en effet, sur les plages de la Côte Basque. Des vagues un peu moins hautes. De la pluie, pour emplir l’Océan Atlantique. De l’eau qui vient d’en-haut. Indifférente à la Lune. Pas comme les marées.

Une pluie sans claquettes, pas comme dans la chanson de Nougaro. Une pluie qui tapote à la fenêtre, ou rebondit sur le sol, lorsqu’elle a crevé le zinc. Une sentinelle qui ne cherche même pas à s’éclipser. Ronde de nuit, ronde de jour. Sans aller jusqu’à faire claquer les talons, mais une ponctuation permanente. Un signal obsédant. Comme du morse qui aurait « bugué ». Un vieux vinyl abîmé, en train de radoter, dans un sillon profond.

Une ritournelle humide qui traverse les costumes. Jusqu’aux articulations. Brrr….

Agur

 

Une réflexion sur “400…

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