Portugal (1)

…J’ai acheté ici des kilomètres d’autoroute. Avec des coupons de cinq, dix et vingt euros. Des petits coupons, avec un code masqué, comme dans les tickets « de la chance » à gratter. Saisie sur internet. Carte de paiement, en perpétuelle connexion, avec des codes et des vérifications pour prouver que je ne suis pas un robot… »Je n’suis pas un robot…Mes faux-pas me collent à la peau, je n’suis pas un robot….Oooooooooo ».

Comme j’ai fait mes preuves, je peux continuer d’avancer. Plus loin, avec ma carte de paiement, toujours, et du pognon qui passe d’une poche à l’autre, gentiment. Le voyage commence entre « lugubre » et « lunaire ». Des silhouettes noires, calcinées, comme des épingles à cheveux. Des plantations d’épingles à cheveux, sur de la terre brûlée. Un autre monde, d’aprés le feu. Des terres peuplées de belles roches rondes, puis hérissées d’épingle à cheveux. Des terres de crânes devenus chauves, de rayons ravageurs. Un paysage de fils de suie d’aprés l’incendie.

« Le meilleur est à venir ». Forcément, aprés une telle entrée en matières.