« Je suis sous, sous, sous, sous ton balcon… »*

Je te jure que je n’ai pas changé…D’abord tu me reconnaîtrais aisément…En moi, il y a du bon aussi, même si je suis bourré, bourré pas forcément de bonnes intentions…Je n’ai pas trouvé de boulot, et mon dictionnaire de rimes ne rime à rien, sans rythme…

Tu peux me laisser seul, je ne vais pas en suivant aller me saouler la gueule, d’ailleurs je ne supporte pas bien l’alcool, même si l’eau ferrugineuse, plate comme une morue, et gazeuse sans gaz, j’en ai plus qu’assez…

Je n’ai pas non plus amené mes copains que tu n’aimais pas, parce qu’eux aussi, je les emmerde…Grave…Et d’ailleurs, je suis beaucoup mieux seul…Qu’accompagné par des pleutres et des incapables…

En résumé, je bois et je vais continuer de boire…D’ailleurs dans l’écrivement, il n’y a pas de contrôle anti-dopage…ni dans l’évitement…

D’ailleurs dans l’écriture, s’il y a des ratures et des bitures, tous les coups sont dans la nature…Et je n’ai plus de goût !

Finalement, en tant qu’écriveur, je ne suis pas soumis aux arrêts de rigueur…

De rigueur enfin, je n’en ai cure, aucune raison de respecter ces arrêts…Et j’emmerde les militaires.

Je suis sous, sous, …

Agur

 

Je suis sous, sous : Claude Nougaro 1964…