Le ruissellement (3)

 

bty

 

 

 

 

 

Une nouvelle expression à la con. Une pensée à la con. Un tissu de mensonges du quotidien. Un truc pour donner aux riches et prélever encore quelques sous sur le dos de la masse. Des conversations, tout sourire, à la télévision.

Je pensais pourtant que la marche pouvait, à tout le moins, permettre de réfléchir, de penser. Peut-être s’agit-il d’autre chose. La marche, mais pas l’action de marcher, non, plutôt une posture pour continuer de donner plus à ceux qui ont beaucoup, et moins à ceux de peu. Une illusion supplémentaire, pour éviter de donner à penser que l’on court, l’on fonce à grande allure vers la précarisation du plus grand nombre.

C’est Laurence Parisot qui avait ouvert le bal : « le travail est précaire comme l’amour ». Une assertion et un naturalisme patronal érigé en axiome. Le marché, le laisser-faire, la main invisible évoquée par Adam Smith. Celle dont on éprouve les bienfaits, les caresses au quotidien !??

Une main qui nous saisit. A feu vif, celui qui marquera nos corps. Dans la glace et le froid des fins de carrière, avec un verbe anglais qui signifie se consumer, brûler de l’intérieur : burn-out.

Il pleut. Il pleut. C’est le ruissellement heureux qui s’annonce…