Lo importante…L’important

btyC’est certainement vrai. Avec le café con leche ce matin, cela passe bien. Plus tard, j’y reviens à nouveau. C’est vrai, je suis toujours d’accord. Mais…

L’eau, la nourriture ne sont pas disponibles gratuitement. La nature offre ses fruits ou ses plantes, mais souvent, très largement dans des parcelles privatisées. Ou alors dans certaines conditions,  qui peuvent se nommer : cueillette, culture, glanage…

Glaner, une pratique du Moyen-Âge, qui revient en vigueur. Certainement un signe évident de prospérité. Assurément.

L’eau est souillée, vendue en bouteille de plastique, potable dans les toilettes. Une aberration supplémentaire. Qui nous est facturée par de grands groupes œuvrant à notre bien-être. Ils nous extorquent des abonnements, chaque mois, nous abreuvent de courriers ou de messages électroniques. Nous donnent des conseils, seraient même prêts à venir prendre un verre chez nous…

Il reste « aimer ». Plutôt un produit séduisant, lui aussi, sur le marché. Déjà en vogue depuis quelques siècles. Décliné en site de rencontres aussi, en hasard à qui l’on peut confier son sort, ou s’en remettre. Pas forcément « synchro », comme l’on dit parfois. Peut se pointer, sans crier gare, ou bien se défiler systématiquement lorsqu’on lui court aprés.

« Aimer ». Un vrai bordel, avec des fils qui vont dans tous les sens. Que je prends soin de ranger et de déranger, constamment. Dont je ne prends pas soin. Que j’ai coupés, rompus, tendus, renoués… Avec des sentiments. Bons et d’autres moins.  Traduits en émotions : des trucs qui font du bruit, à l’intérieur de moi-même, crissent parfois, tirent mon visage vers le bas, ou au contraire l’éclairent. Des trucs qui font que l’on pense moins à manger, ou à boire. Ou davantage.

Mais, à la fin, je suis d’accord. Oui. En ce moment, je suis d’accord pour ne pas être d’accord

« Un peu de pain un peu d’eau fraîche. L’ombre d’un arbre et tes yeux. Aucun sultan n’est plus heureux que moi. Aucun mendiant n’est plus triste. »*

 

 

*d’Omar Khayyam, poète persan du XIème siécle

Dans une chanson de Bernard Lavilliers à écouter sans modération…