Point de non-retour

 

 

sdr

 

Alors nous sommes montés. Tant d’années aprés. Nous avons évolué aussi. Nous sommes venus en nombre, mais pas exclusivement des « mâles », comme à l’époque. La côte a passé vite. Je l’ai trouvé bien plus douce. Peut-être aussi le plaisir de refaire ce trajet, vers le plateau-haut de Boucau.

Evidemment, l’époque n’est plus aux pèlerins venus en masse. Aux voitures qui empiétaient sur les côtés, à ces pas pressés d’adultes, digérant à peine le déjeuner dominical. L’époque n’est plus à ces saluts cordiaux, à ces « Adieux », comme on dit chez nous pour dire « bonjour » ou saluer aussi…Comme un mot-prétexte, le lancement d’une conversation qui roulait jusqu’en-haut. Avec parfois des nouvelles jusqu’à derrière l’alcôve ou le mur du vestiaire, comme si l’on en venait…

En-haut, justement, l’enceinte ouverte de Piquessary est bien plus hospitalière. De nouveaux bâtiments peuplent les lieux. On dirait que la vie n’est pas exclusivement scandée par ces ballons de cuir qui claquaient et tombaient lourdement, les jours de pluie. Qu’importe. Un dernier hommage et une pensée, nous ont fait chaud au cœur. La permanence d’une conviction. La vie est là. Ailleurs aussi. Mais là, dans ce jeu fait de mouvements et d’engagement. Les Noirs ont gagné. C’était bien.

Il faisait beau. On a pu, l’espace d’un aprés-midi, apprécier le soleil. Se réchauffer et fouler la pelouse-qui mérite désormais son nom- à la fin du match. Une poignée de mains pour exprimer notre gratitude. Allez les Noirs !

Agur