Bayonne-Biarritz, allers et retours…

Le derby approche. Une partie à Aguilera. Après l’aller à Jean Dauger. Un aller pas simple pour les Bleus . Les Rouges, vêtus de noir, pour la circonstance, avaient paru plus rapides, plus forts, plus tranchants…Les statistiques ne pensaient pas de la même façon. La raison des statistiques est parfois…effrayante. Un terme peu souvent accolé à « raison », vous en conviendrez.

Ce match retour vient bien, pour les deux équipes. Les réseaux sociaux, jouent le jeu, à leur manière. Celle de la surenchère. « Non à la fin de Pottoka », par exemple. Pottoka, une mascotte, sans équivalent, assurément, mais une mascotte. La mascotte, soit. Un emblème qui pourrait poursuivre son oeuvre, en rouge, vert et blanc, s’il s’agissait d’une entité basque.

Tous les décideurs, ou presque, penchent pour une fusion. Depuis Paris surtout, avec une ribambelle de consultants et de parleurs, qui savent mieux que quiconque ce qui est « bon pour les Autres »…Parmi eux, on croit sans peine que certains ont tenu, tiennent et tiendront un double langage, selon que le fait de pencher pour « y aller seul » ou « y aller à deux », leur rapporte quelque chose…Parce qu’en Euskadi aussi, les choses se passent ainsi, parfois.

Un projet mal ficelé, ou il est question de sous, avant tout, sans vision, à moyen ou long terme, sans idée novatrice. Un idée qui pourrait revêtir la forme d’un actionnariat populaire, d’une adhésion que nous voulons, à condition que des enfants d’ici jouent dans cette équipe. A condition que l’on puisse s’identifier, depuis Suhescun, Saint Jean le Vieux, ou Bidarray. Nous faisons partie du Monde, carrément, mais nous avons la fierté chevillée au corps, et un chemin à construire, quelque chose qui nous porterait aussi. A la façon de l’Athletic, par exemple.

Samedi, aprés le Tournoi des Six Nations, il y aura donc une explication, à Biarritz. Les Bayonnais, vont arborer un béret « d’humilité » avec une idée fixe derrière la tête, ceux de la maison d’à côté, vont tout donner, aussi, parce que pour certains d’entre eux, ce sera la der, l’ultime confrontation entre voisins. Un derby sous la menace, du temps qui passe et des temps à venir. Le rugby partout ici, à l’image d’Anglet, entre les deux. Cette volonté d’exister, envers et contre tout, tous, ce qui fait notre force, mais pas seulement. A l’intérieur des terres, ceux de Baigorri avec ceux de Garazi, se sont unis. Ils s’appellent Nafarroa. L’exemple viendrait peut-être de là. Un peu loin des vagues, des « spots » comme on dit, de l’éphémère, d’une Côte qui a tellement la côte, qu’elle n’est plus à un reniement prés…

Il faudra y penser, en toute humilité. Parce que, quand même, les maillots rayés du stade synthétique couvert, oui, ceux qui jouent dans une salle de concert, ceux de la Rade, avec leur président, à qui j’assénerai volontiers un placage appuyé, et les autres du Top 14, quel plaisir de les faire tourner en bourrique, ici. De leur glisser, à la fin du match, en leur serrant la main… »Zorionak ».

Agur