Matin de sportif…

 

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Quelque part. Peut-être en Euskadi. Sûrement à Bilbao. Rekalde. El Fango. Le Polideportivo, dimanche matin. Dans la brume, le panneau d’affichage encore sous l’effet du choc. La défaite de la veille. Un score contraire : d’abord les points de ceux, celles qui reçoivent. Los de casa : 1. Puis ce qui se déplacent, les visiteurs : 2.

La marque de la défaite, encore présente le lendemain. Pour ne pas oublier. Parce que les écrits restent, parfois trop, un peu trop. Vivement que le tableau d’affichage retrouve son occupation principale ; celle d’indiquer le temps, qui passe, qui court. Qui passe en courant, dans les stades. Qui s’écoule lentement, parfois, au gré d’un ballon capricieux, qui s’enfuit trop vite, surtout lors de défaite. La défaite, cette effrontée qui pointe son nez, puis son visage, jusqu’à toutes ses lettres. Une douleur.

Une blessure ; plus que les « bobos » au corps ou à l’âme, bien au-delà de ridicule consultation médicale à distance, pour une égratignure, bien au-delà de quelques sportifs-icônes, la coupe de cheveux comme vecteur de communication et d’identification. Le summum de la grossièreté. Comme s’il convenait de se présenter, en espèce de mannequin de pacotille, sortant de chez le coiffeur avant d’entrer sur le terrain. Entre cela et quelques crachats intempestifs, on a l’impression, la désagréable sensation de sportifs de haut-niveau désaffectés.

Une bonne nouvelle, cependant. A San Mamés, vendredi soir, malgré la pluie insistante, les footballeurs conservent leur allure (!). La mise en plis du football; une exergue pileuse, à ne pas mettre en exergue.

Agur